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Pop Story

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Le groupe A-HA, de gauche à droite : Magne Furuholmen, Morten Harket et Paul Waaktaar-Savoy. Londres, le 30 mars 1987.
Le groupe A-HA, de gauche à droite : Magne Furuholmen, Morten Harket et Paul Waaktaar-Savoy. Londres, le 30 mars 1987. © Getty - Dave Hogan

J’irai pleurer sous la pluie

Diffusion du jeudi 24 janvier 2019 Durée : 6min

Préparez vos mouchoir, aujourd’hui Pop Story vous propose de ressortir du Juke Box à tubes le très lacrymal « Crying in the Rain » des Everly Brothers.

Avec cette histoire d’un amoureux éconduit qui, malgré le chagrin et le désespoir, s’interdit de verser une seule larme devant son ex, « Crying in the Rain » est le genre de rengaine qui vous dégomme le moral. Magistralement interprétée par les deux frangins Don et Phil Everly, « Crying in the Rain » sera une des principales sources d’influences pour deux jeunes musiciens de Liverpool prénommés John et Paul.   

Sortie en 1961, cette chanson devient le terrain de jeu préféré des chanteurs à voix et amateurs de belles harmonies. Lorsque en 1996 Art Garfunkel délaissé par Paul Simon décide d’enregistrer son album « Accross America », il fait appel à James Taylor, une autre star de la musique folk et des soirées au coin du feu, pour l’accompagner sur cette version de « Crying in the Rain ».       

Chez nous c’est Richard Anthony, le visage poupin et intronisé roi du Twist, qui offre aux copains et copines une version assez fidèle à l’originale des Everly Brothers. C’est l’année de sortie sur les écrans de « Jules et Jim », de « West Side Story », l’année des accords d’Evian, et du cesser le feu en Algérie. En 1962 Johnny chante « L’idole des jeunes » et Anthony annonce qu’il ira pleurer sous la pluie.

Bien plus tard A-HA fera découvrir « Crying in the rain » à la génération TOP. Sortie en 1990 sur l’album « East of the Sun, West of the Moon », cette version New Wave est une des très rares adaptations enregistrées par le trio de bellâtres norvégiens.  Une languissante reprise qui avait le pouvoir, à cette époque, de faire soupirer et pas seulement sous la pluie, une génération de collégiennes, pas vrai madame ?