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Pop Story

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Céline Dion à Montréal au mois de mai 1987, elle a 19 ans.
Céline Dion à Montréal au mois de mai 1987, elle a 19 ans. © Getty - PONOPRESSE

La ballade des 17 ans

Diffusion du mardi 7 mai 2019 Durée : 5min

Pop Story vous invite aujourd’hui à retourner à l’âge ingrat.

A l’époque des premières irruptions d’acné, lorsque en pleine crise, l’adolescent se trouve moche, obèse, inutile et que le monde qui l’entoure complètement nul. C’est ce que chante la jeune Janis Ian dans « At seventeen » son 45 tours sorti en 1975. Artiste précoce, elle connait le succès dès l’âge de treize avec un texte inspirée d’une relation taboue entre deux ados issus de communautés différentes. « At Seventeen » sera son premier tube classé un peu partout dans le monde. 

Je suis moche, aucun garçon ne veut de moi, je finirai ma vie seule et vieille, les filles au lycée sont toutes des canons et moi un vilain petit canard... A part ça Janis Ian a toujours dit que « At Seventeen » n’est pas une chanson dépressive, non, non... Pour la version française notre Cloclo en remet une couche en s’inspirant de son adolescence. Du Lycée français du Caire, de l’année de ses 17 ans lorsque la famille est expulsée d’Egypte et que le jeune Claude se retrouve à Paris, à dormir à même le sol dans une chambre d’un Hôtel miteux.

A noter que récemment un hebdomadaire à gros tirage a classé cette chanson deuxième des meilleures de Claude François, juste derrière l’indétrônable « Comme d’habitude ». Dans son hommage, M. Pokora a su retenir et enregistrer cette reprise de Cloclo qui a permis aux ados des années 70, complexés et acnéiques, de se sentir un peu moins seuls dans leur mal être et autres délires en tout genre.

Lorsque Céline Dion reprend « At seventeen » en 2013, elle explique que ce texte la touche particulièrement. Comme pour son auteur Janis Ian, ses années d’école sont un période difficile de sa vie, maigrichonne et des dents pas très alignées, la future star de la pop se sentait particulièrement exclue et vilaine comparée aux jolies lycéennes sûres d’elles et entourées de dizaines d’admirateurs.

Aujourd’hui on ne parle plus d’ados mais de génération Z et même si pour une grande majorité les problèmes restent les mêmes, ils peuvent toujours, grâce aux réseaux sociaux, se créer des amis virtuels et s’inventer un double.