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Portrait de la chanteuse Dalida en 1955.
Portrait de la chanteuse Dalida en 1955. © Getty - STILLS

La complainte de l’homme des sables

Diffusion du jeudi 17 janvier 2019 Durée : 5min

Les fêtards et autres noctambules vous le diront : Il n’y a pas de soirées réussies sans la chanson « Salma Ya Salama », cette petite touche d’exotisme qui, depuis 40 ans, embrase les Dancefloors.

Faites sonner les rabâbs, ganoons, kémâgeh, je veux parler des luths et autres violes traditionnelles d’Egypte, et c’est parti pour une danse du ventre endiablée. C’est en 1977 que Dalida enregistre en 5 langues cette complainte de l’homme des sables. La version Arabe sera diffusée en boucle, peu de temps après sa sortie, par la radio israélienne. Comme un message de paix, « Salama Ya Salama » saluait la venue d’Anouar El Saddate, premier dirigeant des Pays Arabes à rendre une visite officielle à Jérusalem. Voilà pourquoi, pour Mika et Ibrahim Maalouf, tous deux natifs de  Beyrouth, cette chanson évoque autre chose qu’une danse du ventre.

Exil, nostalgie, mal du pays, les thèmes originels de « Salam Ya Salama » n’ont absolument rien à voir avec l’interprétation incontrôlée que fait sur le dancefloor à 3 heures du matin le poivrot de service... La chanson signée officieusement en 1919 est l’œuvre de Sayed Darwich, un musicien né à Alexandrie et que l’on présente aujourd’hui comme le précurseur de la Pop Égyptienne. 

Au milieu des années 70 Dalida est N°1 un peu partout dans le monde grâce à des perles de Hit Parades comme « Gigi L’amoroso », « Paroles, Paroles », « Darladirladada » ou « Avec le temps » de Léo Ferré. Très sollicitée, c’est à cette époque qu’elle retourne en Egypte son pays natal. Elle retrouve le Caire la ville de son adolescence. Là bas, elle a l’idée de reprendre « Salma Ya Salama », ce classique que son père Pietro, premier violoniste de l’opéra a dû lui jouer des centaines de fois.