Replay du lundi 17 décembre 2018

Le style Eloïse bien avant Bohemian Rhapsody

Au milieu des années 80, « The Damned » un groupe anglais, dernier survivant des mouvements punks et rock gothique qui mirent le feu à la décennie précédente, ressort du grenier à tubes le 45 tours « Eloïse » de Barry Ryan sorti en 1968.

Emission TOP OF THE POPS avec Barry Ryan, Angleterre.
Emission TOP OF THE POPS avec Barry Ryan, Angleterre. © Getty - Ron Howard

Cette reprise sulfatée par la génération la plus bruyante de l’histoire du show biz, culmine en quelques semaines à la 3ème place du Top 40 anglais. Nous sommes au mois de mars 86.   

20 ans plus tôt, en 68, nos vedettes maison, toujours à l’affût du tube qui fait mouche, se précipitent sur cette chanson du jeune et ténébreux Barry Ryan. « Eloïse » est déjà N°2 en Grande Bretagne et s’exporte partout dans le monde lorsque Claude François, notre Cloclo national enregistre cette version qui va laminer nos Hits Parades.
Eloïse avec un E c’est d’abord l’histoire des frères Ryan, les 2 fils d’un chanteur à la mode des années 50 Paul, le faiseur de tubes pas très à l’aise dans le petit monde du show biz, pousse Barry son frangin à la gueule d’ange sous les projecteur et ça marche. 

Plus tard c’est Gilbert Montagné qui séduira la demoiselle. Sur la pochette du single, effet de style ou faute d’inattention du graphiste de la maison de disques, le prénom Eloïse est orthographié avec un H.

« Eloïse » deuxième plus gros carton de 1968 en Grande Bretagne juste derrière « Hey Jude » des Beatles, s’est vendu à plus de 5 millions d’exemplaires. Cette année là la chanson tourne en boucle sur toutes les radios du monde sauf en Australie, où l’enlèvement d’une petite fille prénommée Eloïse bouleverse le pays. 

Barry Ryan chanteur et photographe quitte la scène un an plus tard suite à de graves brûlures au visage causées par l’explosion d’un projecteur en pleine séance de shooting.

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