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Jean-Jacques Goldman en 1983.
Jean-Jacques Goldman en 1983. © Getty - Jérôme Prebois

Marcher et donner de la place au rêve

Diffusion du jeudi 7 février 2019 Durée : 5min

Pop Story se met en mode téléportation.

En effet, il suffit d’un 45 tours vinyle griffé Jean Jacques Goldman, bien rangé dans sa pochette cartonnée, d’un tourne disque certifié d’époque et vous voilà de retour en adolescence. En pleine canicule de cet été 85, Bernard Hinault remporte son dernier tour de France, le 13 juillet, un milliard et demi de personnes assistent au concert Live Aid organisé pour lutter contre la famine en Ethiopie et dans les baladeurs tourne « Je marche Seul ». Un titre repris depuis par les enfoirés.

Avec ce refrain nous reviennent  comme des flashs, les images du clip.  Jean jacques Goldman, alors adepte de la coupe mulet et de la santiag, joue les marins en cavale au cœur d’une grande ville, quelque part dans un pays de l’est. La chanson culmine alors à la deuxième place de notre TOP juste derrière l’indétrônable « Live is Life » du groupe autrichien Opus. Été 85 Christophe Willem a tout juste 2 ans. Il est un représentant de ce que l’on nommera plus tard : la génération Goldman.

Classé également en Belgique, « Je marche seul » entraîne dans son sillage l’album « Non Homologué » ce qui permet à Jean Jacques Goldman d’élargir, chez nos voisins, le cercle de ses nombreux fans. Pour donner le change, le chanteur Belge Bart Herman s’empresse d’adapter le texte en flamand ce qui donne : « Ik loop alleen » ou à peu près.

Jean Jacques Goldman a confié que « Je marche seul » a connu pas mal de refrains et de changements en tous genre avant qu’il n’enregistrer cette version définitive. Ce texte, très positif, est une sorte d’apologie de la solitude. Jean Jacques, comme il le joue dans le clip, aime flâner dans les rues, sans but précis, juste pour le plaisir de se mêler à la foule et sentir battre le cœur de la ville. Il dira « Marcher, c’est faire le vide dans sa tête et donner de la place pour le rêve ».