Replay du jeudi 20 décembre 2018

Pata Pata une danse populaire de Johannesburg et bien plus

Bien avant Johnny Clegg, avant les mouvements contre l’apartheid et la mobilisation universelle pour la libération de Nelson Mandela, la chanteuse sud africaine Myriam Makeba se réfugiait à New York fuyant la misère et les violences de Soweto.

Jacques Chirac, la chanteuse Myriam Makeba (au centre) et Desmond Tutu.
Jacques Chirac, la chanteuse Myriam Makeba (au centre) et Desmond Tutu. © Getty - Patrick Durand

Elle emporte dans ses bagages le Pata Pata une danse populaire des faubourgs de Johannesburg inspirée de la culture zoulou. La chanson enregistrée en 1967 a été reprise tout récemment par Pink Martini.

Avec « Le lion est mort ce soir », « Pata Pata » est un des tous premiers tubes internationaux originaires d’Afrique du sud. Il sera très vite repris et adapté par une colonie d’artistes comme Tito Puente le portoricain de New York et roi de la timbale, qui, bien avant l’invention de la world music, croise le rythme zoulou avec ses racines latinos.

A la demande générale des millions de fans de Pop Story, nous avons recherché et retrouvé la version française de « Pata Pata ». Qui selon vous l’a enregistré ?. Et oui Sylvie Vartan. Cette adaptation paraît en 1980 sur l’album « Bienvenue Solitude », un titre qui rappelle que Sylvie vient tout juste de divorcer de Johnny Hallyday.

« Pata Pata » qui en langue Xhosa veut dire touche, touche et non pas tape tape, est d’abord une danse très populaire dans le township de Johannesburg d’où est originaire Myriam Makeba. Première exilée célèbre, l’artiste va sillonner le monde pendant trois décennies pour devenir la pasionaria de la lutte contre l’apartheid. 

Surnommée Mama Afrika, on retrouvera Myriam Makeba en 1987 aux côtés de Paul Simon lors de sa tournée Graceland. Toute sa vie elle restera une militante des droits de l’homme. Elle décède en Italie en 2008 à l’issue d’un concert de soutien à Roberto Saviano, l’auteur de camorra, alors menacé de mort par la mafia.

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