Replay du lundi 8 juin 2020

Püpchen, petite poupée allemande

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Malgré son allure de grand costaud, son épaisse moustache, son air bourru et sa grosse voix, Georges Brassens était un tendre, fidèle et très respectueux des femmes.

Georges Brassens lors d'une émission de télévision à Paris en octobre 1977.
Georges Brassens lors d'une émission de télévision à Paris en octobre 1977. © Getty - Sophia Morizet.

En 1947, l’apprenti poète ose enfin aborder Joha, une élégante voisine qu’il croise depuis des années dans son XIVème arrondissement de Paris. Elle est Estonienne d’origine, mariée, de 10 ans son aînée et elle aussi a remarqué ce garçon sans le sou, timide et maladroit. A chacun de leur rendez-vous elle lui offrira des sandwichs et Brassens, transi d’amour, des chansons comme « Je me suis fait tout petit ».

L’histoire d’amour a duré 34 ans. Sans jamais avoir vécus sous le même toit, Brassens et son éternelle fiancée partagent depuis le décès de Joha en 1999 le même carré de terre au cimetière le Py à Sète. Sur le marbre sont gravés les deux noms, Georges Brassens et juste en dessous Joha Heiman dite Püpchen. Püpchen orthographié avec un seul P ce qui veut dire en allemand « Petit Pet » et non pas « Petite poupée ». Croyant à une erreur, une association de fans de Brassens a voulu la corriger, mais le fidèle Maxime Le Forestier a confirmé que c’est ainsi que le poète (avec un P) écrivait le nom de sa muse.

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