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'The Easy Beats' devant Buckingham Palace après avoir essuyé un refus à la garden party du 11 juillet 1968.
'The Easy Beats' devant Buckingham Palace après avoir essuyé un refus à la garden party du 11 juillet 1968. © Getty - Eyles/Mirrorpix/

"Friday on my mind" m'obsède

Diffusion du vendredi 14 juin 2019 Durée : 5min

La version originale du groupe australien les Easybeats est tout simplement considérée comme le plus gros hit toute l’histoire de la pop australienne.

Cloitré au studio d’Hérouville, David Bowie joue les aristocrates dans ce lieu mythique de la région parisienne où Chopin et Georges Sand cachaient leurs ébats. On raconte, même, que le fantôme du compositeur de la lettre à Elise, vient hanter quelques unes des 30 pièces et, dit on, le piano sur lequel Elton John composera son premier N°1: Rocket Man. En 1973, déjà, les murs de cette bâtisses du XVIIIème siècle ont vu défiler tout ce que la pop compte d’icones et que Bowie ressuscite pour « Pin Ups » un album de reprises dont l’immense « Friday on my mind ».

Sortie 6 ans plus tôt en 1966, la version originale du groupe australien les Easybeats est tout simplement considérée au pays des kangourous comme le plus gros hit international de toute l’histoire de la pop locale. Une chanson qui revient très régulièrement classée dans les charts et les Tops comme en 1987 avec cette reprise de Monsieur Gary Moore.

Nos yéyés ne vont pas laisser passer l’occasion de se retrouver au sommet du hit parade des copains avec une adaptation française de ce refrain déjà sacrée des côtés de l’Atlantique. C’est Erick Saint Laurent, super nova des années 60, qui s’y colle. Cette version très fidèle à l’original égrène les jours de la semaine jusqu’au vendredi quand, enfin, le djeun’s peut claquer son salaire hebdomadaire et épater les « geuzesses ».   

Bé ouais c’est vendredi on va s’éclater en ville, tomber les copines et oublier que lundi faudra retourner à la dure réalité de la vie. Avec « Friday on my Mind » les Easybeats depuis leur lointain continent dégomment la pop des années 60. Les oracles et autres prédicateurs du show biz leur annoncent un avenir des plus radieux mais incapable de gérer son succès et sa soudaine notoriété le groupe s’enfonce dans les excès, drogues, bagarres et contrats foireux. A noter que le guitariste et compositeur des Easybeats George Young est le frère aîné d’Angus et Malcom d’ACDC.