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Apnées du sommeil
Apnées du sommeil © Getty

Apnées du sommeil

Diffusion du lundi 15 avril 2019 Durée : 2min

Il faut savoir que les troubles respiratoires au cours du sommeil sont très fréquents, touchant de 3 à 4 % des femmes surtout après la ménopause, et près de 9 % des hommes. Et que le syndrome d’apnée du sommeil est la 2ième maladie respiratoire après l’asthme.

Quels ont sont les signes ?

Il en existe tout une série qui va du ronflement simple au ronflement avec efforts respiratoires et hypopnées qui sont des arrêts respiratoires incomplets puis au syndrome d’apnée du sommeil. Durant les hypopnées, le pharynx est rétréci, mais de l’air continue à passer, alors que durant l’apnée, le pharynx se ferme complètement et l’arrêt respiratoire est complet. Cet arrêt respiratoire est considéré comme pathologique lorsqu’il dure plus de dix secondes. Enfin, la reprise respiratoire coïncide souvent avec un micro-éveil de quelques secondes, pas toujours perçu par le dormeur qui continue souvent son sommeil.

Les signes sont donc nocturnes et sont, en général, rapportés par l’entourage. Ils sont dominés par un ronflement particulièrement sonore et des arrêts respiratoires répétés. Les autres signes associés sont une fatigue au réveil, des céphalées matinales, des troubles de la mémoire, un syndrome dépressif. À plus ou moins court terme, la somnolence dans la journée a des conséquences importantes sur la conduite automobile et l’activité professionnelle. Plus graves sont les complications cardiovasculaires, avec des troubles du rythme cardiaque auxquels on attribue la possibilité de mort subite au cours du sommeil. À long terme, les complications à redouter sont : hypertension, insuffisance cardiaque, accidents vasculaires cérébraux et aggravation du risque d’infarctus du myocarde.

Y a-t-il des traitements spécifiques ?

Le traitement de première ligne pour les cas graves de syndrome d’apnée du sommeil est la respiration nocturne spontanée assistée en pression positive continue : cela consiste à porter un masque nocturne relié à un compresseur qui envoie de l’air sous pression. Cela empêche le collapsus pharyngé et réduit les apnées et le ronflement ainsi que le risque cardiovasculaire, mais c’est uniquement palliatif.

Dans les cas légers à modérés de syndrome d’apnée du sommeil, on propose des orthèses d’avancée mandibulaire placées à l’intérieur de la bouche. Elles agrandissent les voies aériennes supérieures en propulsant la mâchoire inférieure en avant. Le recours à la chirurgie intervient quand il faut procéder à une modification anatomique de la sphère ORL.

Quand faut-il s'inquiéter ?

En présence d’un simple ronflement, il n’y a pas d’urgence à faire un bilan. Il faut commencer à s’inquiéter lorsque la qualité de la vie est altérée. Les hypertendus, les obèses et les cardiaques sont des sujets à risque. Commencez par prendre quelques mesures hygiéno-diététiques : évitez les fatigues excessives, la prise d’alcool et de tranquillisants le soir et envisagez la perte de quelques kilos en cas de surpoids. Si cela persiste parlez-en à votre médecin qui saura vous orienter vers un centre spécialisé comme par exemple le service de pneumologie du Pr Alain DIDIER à l’hôpital Larrey du CHU de Toulouse.