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Col de l'utérus
Col de l'utérus © Getty

Cancer du col de l'utérus

Diffusion du mercredi 22 mai 2019 Durée : 2min

Après le cancer du sein et le cancer colorectal, le cancer du col de l’utérus est le troisième cancer à faire l’objet d’un dépistage organisé au niveau national.

Chaque année, près de 3000 cas de cancers du col utérin sont diagnostiqués et malheureusement plus de 1000 en meurent. Or, ce cancer passe toujours par des lésions pré invasives qui, prises en charge à temps, guérissent : d’où l’intérêt du dépistage.

Les modalités de ce dépistage prévoient qu’un frottis soit réalisé tous les trois ans chez toutes les femmes entre 25 et 65 ans après deux frottis normaux réalisés à un an d’intervalle.

En France, 17 millions de femmes sont concernées. Le taux de couverture spontané du dépistage du cancer du col de l’utérus était de 60 % en janvier 2017. L’objectif est de parvenir à un taux de participation de 80 % pour diminuer l’incidence et la mortalité par cancer du col de 30 % en dix ans.

Et c’est toujours sur RDV chez un médecin gynécologue pour réaliser un frottis ?

Aujourd’hui OUI bien que demain cela pourra se faire autrement. En effet un test HPV (HPV pour HUman Papilloma Virus ou en français Virus Papilloma Humain) un test donc par auto prélèvement pourrait bientôt s’inviter dans le dépistage de ce cancer du col de l’utérus. 

En effet, une très importante publication (une méta-analyse parue dans le British Medical Journal et incluant plus de 80 études) montre que ces tests issus de prélèvements effectués par les femmes elles-mêmes sont extrêmement sensibles et efficaces pour prédire le risque de ce cancer. Ils seraient même quasiment aussi fiables que ceux effectués par un médecin et, surtout, leur utilisation permettrait d’augmenter le taux de participation au dépistage en touchant des femmes qui n’ont pas recours au frottis. 

Il faut savoir qu’actuellement quand un frottis est anormal, ce test HPV est pratiqué et remboursé en France pour faciliter le diagnostic.

Et la publication du British Medical Journal confirme que la réalisation de ce test aboutit à des taux de diagnostic de lésions précancéreuses équivalents à ceux obtenus quand il est effectué par un médecin. Ces études également ont prouvé l’excellente sensibilité du test dans des conditions de transport sûres et peu coûteuses et sa très bonne acceptabilité par les femmes dès lors que le test est envoyé à domicile. Les résultats ont également montré que 90 % des femmes ayant eu un résultat HPV positif ont donné suite en allant effectuer un frottis pour vérifier la présence de cellules anormales.

En France, aujourd’hui, environ 40 % des femmes entre 25 et 65 ans n’effectuent pas régulièrement un frottis. C’est pourquoi un envoi directement à domicile chez des femmes n’ayant pas recours au frottis permet d’espérer doubler le nombre de personnes dépistées par rapport au fait de leur adresser une invitation et une relance pour consulter un gynécologue.

Donc Mesdames pour bien dépister un cancer du col de l’utérus qui pourra être traité à un stade précoce avec un bon résultat, surveillez votre boite aux lettres … car quand une femme de plus de 30 ans ne répondra pas à une invitation à effectuer un frottis à deux reprises, un test par auto prélèvement lui sera adressé.