Replay du mardi 4 juin 2019

Insomnie

Environ 20 à 30 % de la population se plaint de troubles du sommeil, dont 15-20 % d’insomnie modérée et 9-10 % d’insomnie sévère.

Insomnie
Insomnie © Getty

Mais qu’est-ce que l’on entend vraiment par ce terme d’insomnie ?

Cela correspond à différentes situations :

– des troubles de l’endormissement ;

– des troubles de maintien du sommeil ;

– un réveil trop précoce ;

– un sommeil non récupérateur ou de mauvaise qualité.

Mais elles ont toutes les mêmes conséquences dans la journée : fatigue, malaises, troubles de l’attention, de la concentration, de la mémoire, irritabilité, troubles de l’humeur… 

Enfin, l’on parle d’insomnies primaires lorsqu’on ne retrouve aucune cause telle qu’anxiété, dépression, pathologie organique, apnées du sommeil ou jambes sans repos et d’insomnie secondaire si l’une de ces causes est retrouvée.

Faut-il voir un médecin ?

C’est le médecin traitant qui la plupart du temps prend en charge le patient insomniaque en essayant de comprendre le mode et le rythme de vie du patient, ses attentes et ses besoins en matière de sommeil. 

Un questionnaire détaillé, téléchargeable sur www.reseau.morphee.fr peut être utile car il aide à explorer les habitudes du sommeil : horaires de coucher et de lever, éveils éventuels, régularité des horaires ; ainsi que les symptômes associés et les antécédents. 

La consultation devra rechercher des erreurs d’hygiène de vie : stimulants excessifs dans la journée, café ou équivalent en trop grande quantité, activité sportive intense et tardive, consultation d’ordinateur, tablette ou smartphone avant le coucher…

Le recours à une consultation spécialisée du sommeil et à une exploration éventuelle ne se justifie que dans certains cas particuliers comme une insomnie rebelle à un traitement bien conduit ou la suspicion d’une insomnie secondaire à une cause organique 

Comment peut se faire la prise en charge d’une insomnie ?

Elle doit d’abord comporter de simples mesures d’hygiène du sommeil : horaires de lever réguliers ; pas de sieste ni de café après 16 h ; éviter l’exercice physique intensif le soir ; repas léger et peu d’alcool le soir ; température fraîche de la chambre à coucher ; nécessité du silence et de l’obscurité …

Sur ordonnance, les hypnotiques benzodiazépiniques peuvent être utilisés, mais de manière occasionnelle en raison du risque d’accoutumance. Il faudra les éviter chez les sujets âgés, où la mélatonine à action prolongée est efficace, en maintenant l’architecture du sommeil.

La relaxation et la phytothérapie (comme la mélisse ou la valériane) sont intéressantes dans les troubles mineurs du sommeil en évitant d’avoir recours à ces médicaments.

Mon conseil : si vous souffrez d’insomnie ne trainez pas et parlez-en à votre médecin traitant qui saura vous orienter si nécessaire vers une consultation spécialisée comme celle de l’Unité du Sommeil au Département de Neurologie de l’hôpital Pierre Paul Riquet au CHU de Toulouse.

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