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Douleur
Douleur © Getty

Journée mondiale contre la douleur

Diffusion du lundi 14 octobre 2019 Durée : 2min

Demain 15 octobre 2019 c’est la journée mondiale contre la douleur. On fait le point avec le Docteur Ducassé.

L'Organisation Mondiale de la Santé, l’OMS, s'associe à cette journée mondiale contre la douleur car, estime-t-elle, le traitement de la douleur fait partie intégrante du droit à jouir d'une bonne santé.

Selon l'Association internationale pour l'étude de la douleur qui coordonne les actions mises en place pour cette Journée, une personne sur cinq souffre de douleurs chroniques modérées à fortes, et la douleur rend une personne sur trois incapable ou difficilement capable de mener une vie indépendante. En outre, une personne sur quatre rapporte que la douleur perturbe ou détruit ses relations avec sa famille et ses amis.

Or, le soulagement de la douleur devrait être un droit de tout être humain, qu'il soit atteint d'un cancer, d'une infection à VIH/SIDA ou de n'importe quelle autre maladie douloureuse. Cela repose, entre autre, sur la morphine par voie orale qui s'avère d'un bon rapport coût-efficacité pour le traitement de la douleur modérée à forte chez les personnes souffrant de telles douleurs chroniques. Toutefois, ces analgésiques ne sont pas partout disponibles, en particulier à cause d'une méconnaissance de leur usage médical et de restrictions réglementaires.

C’est pourquoi la douleur chronique est l'un des problèmes les plus sous-estimés par les services de santé dans le monde aujourd'hui alors qu'elle devrait être considérée comme une maladie en tant que telle.

L’avenir est peut-être un peu plus clair dans notre pays où il existe de plus en plus de centre anti douleur dans les hôpitaux publics et privés qui assurent une prise en charge coordonnée entre médecins, chirurgiens, pharmacologues et pharmaciens. Il existe également quelques centres antidouleur pédiatriques. Certains de ces centres développent aussi des équipes mobiles anti douleur. Il convient, en relation avec le médecin traitant, de se rapprocher de tels centres pour que les malades et leur famille ne se voient plus refuser un traitement anti douleur adapté au motif de méconnaissance ou de ressources sanitaires limitées budgétairement.