Replay du jeudi 26 septembre 2019

La contraception

Il est classiquement admis qu’une contraception permet d'éviter une grossesse non désirée. Et le choix de la méthode repose sur une consultation débouchant sur la prescription d’un moyen de contraception.

La contraception
La contraception © Getty

Comme vous le savez, même si la vasectomie est une méthode radicale chez l’homme, on parle le plus souvent de méthodes de contraception chez la femme qui agissent sur le cycle menstruel de la femme afin d'empêcher la survenue d'une grossesse.

Juste un rappel sur ce cycle menstruel qui est composé de 2 phases séparées par l’ovulation. La phase folliculaire qui prépare à l’ovulation et la phase lutéale située entre l’ovulation et l’apparition des règles. La durée d’un cycle, en moyenne de 28 jours, varie selon les femmes de 23 à 35 jours. La durée de vie d’un ovule étant de 24 heures et celle des spermatozoïdes de 3 à 5 jours, en dehors de toute contraception, la période de fécondité se situe dans les quelques jours précédant l’ovulation et jusqu’à 24 heures après.

Avec qui parler de contraception ?

Chaque femme, chaque couple choisit son mode de contraception pour une efficacité optimale mais seul un médecin ou une sage-femme peut prescrire la contraception adaptée.

Avant toute prescription, le professionnel de santé s’assure, par un entretien et un examen clinique et gynécologique avec frottis du col de l'utérus à partir de 25 ans, qu’il n’existe pas de contre-indication au moyen de contraception choisi. Il ne faut pas oublier de communiquer toutes les informations sur sa santé ou celle de ces proches, sur ses habitudes de vie (tabagisme), et aussi sur ses pratiques sexuelles.

Lors de cette consultation, le médecin ou la sage-femme informe le couple sur les différentes méthodes de contraception, leurs avantages et inconvénients, leur efficacité, ... 

Si une contraception hormonale est choisie (la classique pilule), un bilan sanguin doit être réalisé.

À noter que les jeunes filles mineures âgées de 15 à 18 ans qui hésitent à parler de contraception à leurs parents peuvent se rendre dans le centre de planning familial le plus proche de chez elles où des médecins sont là pour les informer, leur parler de sexualité et, éventuellement, leur prescrire un moyen de contraception.

Pour faciliter l'accès à la contraception de ces jeunes filles mineures, la loi instaure également le tiers-payant pour les consultations réalisées par un médecin ou une sage-femme ainsi que pour la pose, le changement ou le retrait d’un contraceptif. Elle instaure également la délivrance gratuite en pharmacie, sur prescription médicale, des contraceptifs remboursables tout en garantissant le secret.

Les contraceptifs oraux peuvent être prescrits pour une durée de 12 mois et sont délivrés par le pharmacien pour une durée de 3 mois. Il est ensuite indispensable de consulter un médecin ou une sage-femme pour obtenir une nouvelle prescription.

Mon conseil : la meilleure contraception est celle que la femme (ou le couple) choisit après en avoir compris le fonctionnement. Et il faut choisir sa contraception selon son mode de vie, sa personnalité, ses problèmes de santé et ses pratiques sexuelles. Et ne pas hésiter à en parler librement au médecin ou à la sage-femme en posant toutes les questions.

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