Prenez soin de vous

Du lundi au vendredi à 9h40

Don d'organe
Don d'organe © Getty

La journée mondiale du don d'organe

Diffusion du jeudi 17 octobre 2019 Durée : 2min

Le 17 octobre c’est la journée mondiale du don d’organes. on fait le point avec le Docteur Jean-Louis Ducassé.

En effet, il est possible de donner un organe mais aussi des tissus ; bien sur après sa mort (cela représente 92% des dons) mais également de son vivant.

Depuis la loi du 22 décembre 1976 (loi Caillavet), chacun est présumé donneur, sauf en cas de refus exprimé de son vivant et ce principe a été réaffirmé par la loi de modernisation du système de santé de 2016. 

Ainsi, le don d’organes en France est possible à tout âge (avec l’accord des parents pour les mineurs) et repose sur trois règles :

1.      Le consentement présumé : toute personne peut devenir donneur d’organes à moins qu’elle n’ait exprimé son refus de son vivant

2.      La gratuité : toute rémunération ou avantage équivalent en contrepartie du don d’organes est interdit et sanctionné

3.      L’anonymat : le nom du donneur ne peut être communiqué au receveur et réciproquement. La famille du donneur peut cependant être informée des organes et tissus prélevés ainsi que du résultat des greffes, si elle le demande à l’équipe médicale.

Il est important d’informer ses proches pour faire respecter son choix

En effet, l’objectif est de connaître la volonté du défunt à travers le témoignage de ses proches et notamment de vérifier qu’il n’était pas opposé au don avant d’envisager tout prélèvement.  À noter que l’échange entre l’équipe médicale et les proches aura lieu même si la personne défunte porte sur elle une carte de donneur. Celle-ci n’ayant qu’une valeur indicative.

Toute personne peut s’opposer au don de ses organes ou de ses tissus. Le refus n’est pas obligatoirement total. Il est possible de s’opposer seulement au don de certains organes et tissus. La loi prévoit trois moyens pour exprimer son refus.

1.      Le Registre national des refus : Au moment du décès d’une personne, avant d’envisager un prélèvement d’organes, l’équipe médicale vérifie en premier lieu que cette personne n’est pas inscrite sur le Registre national des refus géré par l’Agence de la biomédecine. Depuis la loi de 2016, le Registre national des refus est accessible en ligne. L’inscription sur le registre des refus est accessible dès 13 ans. Il est possible de changer par tout moyen sa position sur le don d’organes et l’équipe médicale prendra en compte l’expression de la volonté la plus récente.

2.      Un refus par écrit remis aux proches. Le proche transmettra le moment venu ce document à l’équipe médicale. Si une personne souhaite exprimer son refus par écrit, mais est dans l’impossibilité de l’écrire elle-même, 2 témoins pourront attester que le document rédigé par une tierce personne correspond bien à l’expression de son souhait.

3.      Un refus par oral transmis par les proches. Ceux-ci transmettront le refus exprimé à l’oral par la personne avant son décès.  Dans ce cas, l’équipe médicale demandera aux proches de préciser les circonstances de l’expression du refus et de signer la retranscription qui en sera faite par écrit.

Mais souvenons-nous Matthieu que permettre le prélèvement de ses organes ou de ses tissus après son décès doit être vu comme un acte de générosité et de solidarité puisque ce geste permet de sauver des vies.