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La maladie d'Alzheimer : La prise en charge

Diffusion du vendredi 22 novembre 2019 Durée : 2min

La prise en charge de la maladie d'Alzheimer

La prise en charge médicale de la maladie d’Alzheimer a pour objectif de ralentir son évolution et d’améliorer la qualité de vie des patients en maintenant leur dignité et leur autonomie. 

2 points me paraissent fondamentaux à souligner d’entrée :

1.      Cette prise en charge s’adresse aussi bien aux patients qu’aux personnes considérées comme des « aidants » (conjoint, enfants, etc.). Et ceux-ci doivent être informés de l’évolution de la maladie et bénéficier d’un soutien régulier.

2.      La prise en charge médicale de la maladie d’Alzheimer fait appel à une équipe pluridisciplinaire : par exemple, prise en charge des troubles du langage par un orthophoniste, prise en charge des troubles de la marche et de l’équilibre par un kinésithérapeute ou un psychomotricien, exercices de rééducation destinés à préserver l’autonomie par un ergothérapeute, activité physique adaptée par un éducateur sportif, etc.

Comment se fait le suivi de la maladie d'Alzheimer ?

Après le diagnostic de maladie d’Alzheimer, un suivi dit « rapproché » est habituellement effectué tous les trois mois par le médecin généraliste : poids, état nutritionnel, autres maladies éventuelles, tolérance et prise des divers traitements, etc.

Enfin, un suivi dit « standardisé » est également préconisé tous les six mois, coordonné par le médecin traitant : il fait appel à plusieurs professionnels de santé et comprend une évaluation médicale du patient, notamment par le MMSE, mais également une évaluation médicale des aidants et une évaluation sociale (protection juridique, aides matérielles nécessaires, etc.).

Quels sont les axes du traitement de la maladie d'Alzheimer ?

La prise en charge de la maladie d’Alzheimer repose sur des mesures non médicamenteuses :

·         préserver le plus longtemps possible l’autonomie et la qualité de vie du malade :  traitements psychosociaux, activité physique adaptée, etc. ;

·         soutenir les proches qui ont la fonction d’aidant ;

·         prendre en charge les troubles chroniques du comportement (anxiété, agitation, agressivité, apathie, dépression, délire, hallucinations, etc.).

Les traitements médicamenteux, d’efficacité relative, ne sont plus inclus dans les recommandations publiées par la Haute autorité de santé en mai 2018. En effet, comme les médicaments destinés aux personnes souffrant de cette maladie ont une efficacité limitée, ils ne sont pas prescrits systématiquement. De plus, leurs effets indésirables et leurs interactions médicamenteuses en limitent l’usage.

Mon conseil : Dès le début de la maladie, il est essentiel d’aider le malade à garder ses repères. Cela peut nécessiter des adaptations comme l’étiquetage des objets du quotidien pour servir de support à la mémoire, la sécurisation du logement pour éviter les chutes ou, parfois, la pose de verrous pour empêcher les fugues. Parce que les personnes souffrant d’Alzheimer sont rapidement désorientées par des modifications de leur environnement, il faudra veiller à ce que celui-ci ne change plus tout au long de la maladie et également veiller à ce que les personnes intervenant au domicile (par exemple l’aide-ménagère) soient très attentives à maintenir tous les objets et les meubles aux mêmes places. Et n’oublions pas les aidants qui faut également assister tout le long de cette maladie