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Sardines
Sardines © Getty

La sardine aliment santé

Diffusion du lundi 1 avril 2019 Durée : 2min

À moins d’avoir vécu les dernières décennies sans jamais écouter la radio, il est difficile Docteur Ducassé, notre Doc France Bleu Occitanie, d’ignorer que la sardine (Sardina pilchardus) est le petit trésor que la mer nous offre pour la santé du cœur et du cerveau.

En effet, la sardine est une excellente source de coenzyme Q10, un antioxydant puissant capable de protéger le cerveau et tout l’organisme contre les radicaux libres, et d’optimiser la production de l’énergie cellulaire. Elle contient également du zinc, autre antioxydant indispensable au développement cérébral et qui participe à la transmission de l’influx nerveux.

C’est aussi un poisson gras riche en oméga-3, dont « l’acide docosa hexa énoïque » ou DHA. Or, nos structures neuronales sont riches en DHA qui améliore le fonctionnement des récepteurs, fluidifie et accélère la transmission nerveuse.

Seulement une lettre récente de votre estimé collègue Florent Cavaler au sujet du poisson, a semé quelques doutes sérieux quant aux bienfaits de notre sardine. 

En effet, il évoque le problème bien connu de la contamination des océans par le mercure, un métal lourd particulièrement nocif pour le système nerveux. Lorsqu’il pénètre dans notre corps, le mercure se fixe dans nos tissus adipeux notamment dans notre cerveau qui est constitué à 80 % de graisses. Il exerce alors des effets délétères en bloquant nos enzymes, entraînant des problèmes neurologiques. 

Le mercure se concentre dans les tissus des organismes vivants tout au long de la chaîne alimentaire. C’est ce qu’on appelle la bioaccumulation. Et c’est ce qui explique pourquoi la concentration de mercure est plus importante chez les gros prédateurs de la mer : thon, requin, espadon, mérou, ... dont on déconseille la consommation régulière.

Et là, vous allez me dire « Mais justement, on croyait les petits poissons comme la sardine épargnés par ce danger ?! » C’est absolument exact ! Donc : Sardine 1/ Mercure 0.

Seulement Florent Cavaler pointe une autre menace, moins connue, et qui tient en trois lettres celle-là : BPC (pour biphényles poly chlorés), des perturbateurs endocriniens interdits depuis 1987, mais qui continuent malgré tout de polluer car ils sont très peu biodégradables. Or il se trouve cette fois que ce sont les petits poissons et notamment les sardines qui sont le plus touchés par les BPC. D’après l’Agence française de sécurité alimentaire, les sardines seraient même le plus gros contributeur de BPC dans l’alimentation. Donc BPC 1/ Sardine 0… 

(Arghhhhh !) Franchement, c’est à désespérer. Un jour la sardine nous est présentée comme le Trésor de Rackham le Rouge, et le lendemain, Bam ! C’est « arrière toute » et haro sur la sardine. Alors on fait quoi Doc ? 

On ouvre le Journal de la Médecine Anti-Âge pour faire la connaissance du Dr Razafimbelo qui a publié le guide de la nouvelle façon de se nourrir puis le grand guide sur les compléments alimentaires, les 2 faisant référence sur le sujet. Et s’il y a UN poisson qu’elle recommande de mettre dans notre assiette, mais à raison d’1 poisson gras par semaine, c’est … la sardine !