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AVC
AVC © Getty

Le cerveau et l'AVC

Diffusion du mercredi 13 mars 2019 Durée : 2min

Dans le cadre de cette semaine du Cerveau nous allons aujourd’hui aborder une urgence cérébrale absolue avec le Doc France Bleu Occitanie, le Dr Jean-Louis Ducassé, en parlant de l’accident vasculaire cérébral : il s’agit de quoi Doc ?

L'AVC ou "attaque cérébrale" est dû à l'arrêt brutal de l'irrigation sanguine qui prive d'oxygène les zones du cerveau touchées. 

Comme vous l’avez dit Franz, c’est une urgence absolue, le traitement devant intervenir dans les quatre heures et demi suivant l'AVC, le plus tôt étant le mieux afin d'éviter le décès ou des séquelles motrices ou intellectuelles importantes. Or malgré toutes les campagnes d’information, chaque année en France sur les 130.000 nouvelles personnes victimes d’un AVC  33.000 en meurent.

Rappelons que les principaux facteurs de risque sont l'âge, l'hypertension artérielle, le tabagisme, le diabète, l'obésité et la sédentarité. 

L’AVC est donc une urgence par déficit neurologique dont les  4 principaux signes à connaitre sont :

1.       Le début brutal. Le malaise qui accompagne un AVC survient toujours brutalement et il faut noter très précisément l'heure à laquelle il survient

2.       Les troubles de la parole. Une personne qui fait un AVC n'en a pas toujours conscience, mais son langage est perturbé. Elle bute soudain sur des mots qui ne viennent pas, ou se met à chercher des mots du quotidien. Parfois, elle peut même employer des mots à la place des autres. 

3.       La déformation des traits du visage. La face et ses mimiques deviennent asymétriques en cas d'AVC. Comment le détecter: Demandez à la personne de sourire, de montrer ses dents et de tirer la langue. Au cours de ces grimaces, l'asymétrie est flagrante.

4.       L'atteinte des membres. Après un AVC, on observe une faiblesse brutale d'une partie du corps. Pour les membres supérieurs, cela peut aller d'un bras engourdi à la sensation d'avoir un bras mort. Comment le détecter: Tendez vos mains et demandez à la personne de les serrer dans les siennes et évaluez si la pression est identique ou moins forte d'un côté.

Que faire si l’ons suspecte un de ses proches de faire un AVC ?

Appelez le Samu au 15. Décrivez les signes observés et l'heure précise de début des troubles. Répondez aux questions du médecin régulateur. En attendant l'arrivée des secours, installez le patient confortablement. S'il a perdu connaissance, installez-le en position latérale de sécurité (allongé sur le côté, la tête légèrement en arrière). L’admission se fera préférentiellement dans un établissement de santé public ou privé qui possède une unité neuro-vasculaire (UNV) spécialisé dans une prise en charge coordonnée avec tous les acteurs : urgentistes, radiologues (IRM), neuro-vasculaires, kinésithérapeutes, ... mais il n’y en a pas partout

Et je rappelle que dans le cas d'un AVC, plus la prise en charge médicale est précoce, plus les risques de mortalité et de séquelles diminuent.