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On change d'heure !
On change d'heure ! © Getty

Le changement d'heure

Diffusion du vendredi 26 octobre 2018 Durée : 2min

L’instauration du changement d’heure en 1976 était censé, en faisant mieux coïncider les heures d’activité humaine avec l’ensoleillement, entraîner une moindre consommation d’électricité et donc des économies d’énergie...

Mais aujourd’hui y a-t-il un prix à payer à ce changement d’heure ? Et si ce prix était un peu de notre santé ? 

En règle générale, nous le savons bien, nous mettons entre une journée et une semaine à nous «remettre» du changement d’heure. Enfin, pas tous…

1.       Une étude suédoise a mis en évidence une augmentation de 5 % du nombre d’infarctus du myocarde dans les 15 jours suivant le passage à l’heure d’été. Est ce une conséquence de la fatigue occasionnée ? Le passage à l’heure d’hiver, n’entraîne, lui, qu’une hausse de 1.5 % de cette pathologie.

2.       Notre horloge biologique est perturbée. S’il ne s’agit « que » d’une heure « en moins », cette modification n’est pas anodine sur notre santé. Selon certains scientifiques, elle serait même plus néfaste que le jetlag … En effet, lors d’un voyage, il nous est possible de modifier nos activités afin de récupérer, ce qui n’est pas le cas quand on change d’heure en plein week-end avant d’entamer une nouvelle semaine de travail. Perturbant pour notre rythme biologique, il a été observé que la consommation de médicaments, et notamment de psychotropes, augmentait de 19% au moment du changement d’heure (selon un sondage Sofres). Plus encore que le passage à l’heure d’hiver, le passage à l’heure d’été serait plus difficile à supporter pour notre organisme : « Le passage à l’heure d’été est plus rude. L’heure d’hiver est bien [mieux] absorbée par l’organisme, sans compter qu’on dort une heure de plus. ».

3.       Un sur-risque d’accident après le changement d’heure. Du côté de l’accidentologie, les chiffres font froid dans le dos. Le passage à l’heure d’hiver est responsable d’une hausse des accidents, avec une augmentation de 30 % de la mortalité des piétons et cyclistes. En cause ? L’avancée de la tombée de la nuit, coïncidant avec le retour des piétons (écoliers compris) et cyclistes à leur domicile. Moins visibles, ils sont plus vulnérables ; d’autant que ce changement se fait brutalement, sans possibilité d’accoutumance des automobilistes à cette nuit précoce.

Plus d’infarctus et d’accidents contre économie d’énergie minime… Une balance bénéfice/risque défavorable que les députés européens ont pris en compte. Ces élus viennent en effet d’adopter une résolution demandant l’abandon pur et simple du changement d’heure.