Replay du jeudi 19 décembre 2019

Le tabac

Le docteur Ducassé s’intéresse une fois de plus au tabac

Tabac
Tabac © Getty

Comme vous le savez je trouve désolant que les jeunes, les vieux, les femmes, les hommes continuent à fumer alors qu’il est parfaitement établi que le tabac tue … lentement, mais sûrement !

Et je continuerais à me battre contre cette toxicomanie qui ruine la santé de ceux qui la pratiquent.

Et aujourd’hui je suis encore plus désolé quand je lis les résultats d’une enquête publiée à l’occasion du lancement du Mois Sans Tabac, le 1er novembre dernier. Elle a été réalisée auprès d’un échantillon de 841 étudiants âgés de 16 à 28 ans et de 841 lycéens de 14 à 22 ans et elle met en évidence que le tabagisme reste un problème majeur chez les jeunes. 

Réalisée par Opinion Way pour la mutuelle Heyme, ses résultats montrent que 25% des étudiants se déclarent fumeurs occasionnels ou réguliers. Et ils sont 11% à consommer du tabac quotidiennement.

Chez les lycéens, la tendance est légèrement à la hausse avec 15% de fumeurs réguliers ou occasionnels, contre 14% l’année précédente.

Mais Docteur, il n’y a aucun espoir ?

Si, il semblerait qu’il existe un point positif dans cette enquête : la volonté de sevrage semble progresser. Ainsi, 84% des étudiants affirment vouloir arrêter de fumer ; et dans ce cas, le principal motif évoqué par 57% d’entre eux est le souci de préserver leur santé. Les lycéens, pour leur part, sont même 68% à vouloir décrocher. Mais la réalité est plus complexe. Ainsi, si 58% des étudiants ont déjà essayé d’arrêter de fumer, seuls 43% y sont parvenus définitivement.

La mutuelle Heyme dans un communiqué souligne que parmi les freins empêchant le sevrage figure le caractère social que revêt le tabagisme : "La pression exercée au sein de ces populations apparaît en effet comme le facteur principal qui rend l’arrêt difficile". Une prévention faisant appel aux aspects physiologique, mais aussi psychologiques et sociaux semble donc nécessaire.

Il faut donc renforcer le travail de prévention au plus près du public et aller au-delà du simple message de santé publique bien perçu par ces populations, en bousculant les pratiques. Cela implique, d’une part, de se mobiliser pour retarder le début du tabagisme et, d’autre part, de travailler sur le processus même d’arrêt du tabac chez les lycéens et les étudiants.

Mon conseil : leur rappeler qu’il existe des centres d’aide comme le site Tabac Info Service et son service d’assistance téléphonique gratuit et personnalisé via le 3989. Et ne pas oublier non plus  les consultations publiques d’aide au sevrage dans des structures de soins comme l’unité de coordination d’aide au sevrage tabagique du CHU de Toulouse à l’hôpital Larrey coordonnée par le Dr Audrey RABEAU dans le service de pneumologie du Professeur Alain DIDIER.

Allez-y … ils sont là pour vous aider.

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