Toutes les émissions

Prenez soin de vous

Du lundi au vendredi à 9h40

Assiette végane
Assiette végane © Getty

Le véganisme

Diffusion du jeudi 1 novembre 2018 Durée : 2min

Souvent relié aux mouvements végétariens et végétaliens, le véganisme s'en distingue en tant que mode de vie fondé sur le refus d’exploiter, faire souffrir ou tuer les animaux et bien entendu de ne pas consommer de produits d’origine animale ou issus d'animaux.

Une question se pose alors : est-il possible de suivre un tel régime où tous les aliments d’origine animale sont exclus sans souffrir de carences nutritionnelles ? 

le véganisme est un mode de vie à part entière dont le régime alimentaire est le végétalisme. Les végétaliens, ne mangent pas de viande, de poisson, d’œufs, de produits laitiers, de miel ni même de produits contenant de la gélatine de porc. Le régime végétalien repose donc uniquement sur les aliments issus des végétaux, comme les fruits et les légumes, les céréales ou encore les légumineuses. Par contre, pour le végétarisme des végétariens, l’alimentation consiste à exclure uniquement la chair des animaux, c’est-à-dire la viande et le poisson, et non pas le lait, le miel et les œufs. S’il est désormais communément admis qu’un régime végétarien bien conduit ne présente aucun risque, voire qu’il pourrait même être bénéfique à la santé cardio-vasculaire, il n’en est pas de même pour le végétalisme car son avènement récent en France explique un manque de recul sur son impact sanitaire. Cette pratique minoritaire dans les pays occidentaux ne fait d’ailleurs l’objet d’aucune recommandation nutritionnelle officielle à l’heure actuelle.  Pourtant, ce régime en lui-même ne présente a priori pas de risque s’il est bien pratiqué, mais cela nécessite une vigilance toute particulière et de se faire aider par un médecin nutritionniste ou un diététicien car a contrario un régime végétalien suivi sans connaissances peut avoir des conséquences dramatiques.

Le principal risque de carence concerne la vitamine B12, qui joue un rôle particulièrement important dans la formation des globules rouges et le renouvellement de certaines cellules. Or les végétaliens sont complétement privés de cette vitamine que l’on trouve exclusivement dans la viande et le poisson et, dans une moindre mesure, le lait et les œufs.  Et il est absolument nécessaire que les végétaliens se supplémentent en B12, par des compléments alimentaires ou des aliments enrichis. Et gare aux mauvaises sources de vitamine B12, comme la spiruline et le tempeh (produit à base de soja fermenté), qui délivrent une version inactive de cette vitamine B12. Les végétaliens doivent également veiller à leur apport en iode, bien que le risque de carence soit moins grand que pour la vitamine B12. L’iode est un oligo-élément apporté par le sel s’il est iodé, le poisson et les fruits de mer. Il est possible de remédier à ce déficit d’apport par des compléments alimentaires. Vis-à-vis du calcium et du fer, oligo-éléments indispensables, majoritairement apportés par les produits laitiers pour l’un, la viande pour l’autre, contre toute attente, les végétaliens peuvent parfaitement subvenir à leurs besoins. De nombreux aliments d’origine végétale sont riches en calcium (brocolis, choux, persil, soja, amandes, pois chiches...). Quant au fer, on en retrouve un peu partout, mais sous une forme moins assimilable que celui présent dans la viande. Ce phénomène est en partie compensé par le fait que la vitamine C favorise l’absorption du fer or les végétaliens ont généralement de bons apports en vitamine par les fruits et légumes qu’ils consomment en quantité.