Replay du mercredi 5 juin 2019

Lombalgie

Récemment, la haute autorité de santé a mis à disposition sur son site des recommandations pour harmoniser les pratiques sur la prise en charge de la lombalgie.

La lombalgie
La lombalgie © Getty

Ce mot désigne une douleur située en bas du dos, au niveau des vertèbres lombaires, dont près de 9 français sur 10 souffrent ou souffriront au cours de leur vie. Et il faut d’emblée préciser que s’il s’agit d’une pathologie courante et souvent bénigne, elle nécessite cependant d’être diagnostiquée - et traitée - à temps.

Y a-t-il un seul type de lombalgie ?

Il peut exister plusieurs types de lombalgie selon les causes mais ce qui est important à considérer ce sont les 2 stades distincts de cette affection :

1.       La lombalgie aiguë qui est commune et qui concerne la majorité des patients, 9 patients sur 10 je le rappelle et qui se résorbe en 4 à 6 mois.

2.       La lombalgie chronique plus spécifique qui fait référence à des douleurs qui durent depuis plus de 3 mois et qui correspond à 3 à 6% des cas.

Selon les recommandations de l’autorité publique, le professionnel de santé doit adapter le traitement au stade du patient. En cas de lombalgie aiguë, il devra revoir le patient “2 à 4 semaines après l’épisode initial si les symptômes persistent pour écarter un éventuel risque de passage à chronicité”

Quels sont les principaux signes d’alerte ?

En cas de lombalgie, le patient peut avoir le sentiment d’avoir le dos bloqué ou des difficultés à effectuer certains mouvements. La douleur peut se traduire de deux manières différentes :

·         Inflammatoire : la douleur est spontanée, non liée aux mouvements de l'articulation. Elle se manifeste souvent la nuit et peut réveiller le patient, mais diminue plus ou moins au cours de la journée.

·         Mécaniques : la douleur est liée à un mouvement de l’articulation, généralement dans la journée mais ne réveille pas le malade pendant la nuit. Son intensité la plus forte se manifeste le plus souvent en fin de journée et peut gêner l’endormissement.

Et sur un plan thérapeutique ?

Les experts de l’autorité publique préconisent, en cas de lombalgie aiguë, de recourir à des exercices physiques adaptés et SURTOUT de “poursuivre ses activités de la vie quotidienne, y compris le travail”. Si aujourd'hui aucun médicament n’a prouvé son efficacité à moyen terme sur l’évolution d’une poussée aiguë de lombalgie, il est recommandé une prise en charge par antalgiques de manière graduée (paracétamol, AINS). D’autre part, il ne faut pas exclure les médecines douces (acupuncture, hypnose) dans le cas où le patient est pris en charge par un médecin. 

En cas d’évolution chronique de la lombalgie, la Haute Autorité de Santé préconise une prise en charge multidisciplinaire coordonnée par le médecin traitant et pouvant associer kinésithérapeute, rhumatologue, spécialiste de médecine physique et de réadaptation ; médecin du travail … puis si nécessaire spécialiste de la douleur et chirurgien du rachis.

Mon message est que, dans le cas d’une lombalgie aiguë débutante, et en dehors de toute notion de traumatisme ou de pathologie grave associée écartée par son médecin « il faut poursuivre ses activités de la vie quotidienne, y compris le travail ». C’est l’inverse qui aggrave la situation avec risque de passage à la chronicité.

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