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Stop au tabac
Stop au tabac © Getty

Lutte contre le tabac

Diffusion du mardi 28 mai 2019 Durée : 2min

Vendredi 31 mai c’est la journée mondiale de lutte contre le Tabac et bien entendu notre Doc France Bleu Occitanie, le Docteur Jean-Louis Ducassé, ne pouvait pas, une fois de plus dire tout le mal qu’il pense de cela.

En effet, je rappelle que l’on compte environ 16 millions de fumeurs en France, et que 78 000 décès par an sont attribués au tabagisme. Le tabagisme actif est le principal responsable de plusieurs pathologies respiratoires, notamment les cancers broncho-pulmonaires (90 % sont liés au tabagisme actif, avec près de 30 000 décès par an) et la BPCO, qui touche environ 3,5 millions de personnes en France.

La Haute Autorité de santé recommande à chaque professionnel de santé de s’enquérir du statut tabagique de chaque patient ; et chaque consultation médicale doit pouvoir être l’occasion d’un conseil concernant l’arrêt du tabac.  Plusieurs méthodes permettent de cesser le tabagisme : les substituts nicotiniques, les agonistes partiels de la nicotine (varénicline) ainsi qu’une prise en charge cognitivo-comportementale. Cet arsenal thérapeutique pourrait être complété par des thérapies non conventionnelles, comme l’hypnose, l’acupuncture ou l’auriculothérapie. Toutefois, il n’y a aucune donnée scientifique permettant de recommander l’utilisation de ces dernières méthodes.

La varénicline et le bupropion (inhibiteur sélectif de la recapture neuronale des catécholamines) ne doivent pas être utilisés avant 18 ans et chez la femme enceinte. Ils ne doivent être prescrits qu’en deuxième intention après échec des substituts nicotiniques. La prescription de ces produits nécessite un suivi régulier auprès d’un professionnel de santé, l’intervalle de consultation reste à déterminer avec le patient.

Et quelle place pour la cigarette électronique dans ce sevrage Doc ?

La cigarette électronique est arrivée en Europe dans les années 2000. 12 millions de personnes l’ont déjà essayée, et 3 millions de sujets entre 18-75 ans vapotent, dont la moitié tous les jours. En outre, en France, 1 adolescent sur 2 (53 %) a déjà expérimenté la cigarette électronique à 17 ans. Dans ce contexte, un travail récent publié dans EUROPEAN RESPIRATORY JOURNAL recommande de protéger cette population particulièrement vulnérable avec une interdiction de vente des cigarettes électroniques aux jeunes dans le monde entier. En effet, les adolescents sont très sensibles à la dépendance à la nicotine qui affecte le développement cérébral même chez ceux qui fument rarement. Les jeunes qui deviennent dépendants à la nicotine risquent davantage de devenir des consommateurs de tabac à vie. Et donc, la cigarette électronique n’est pas recommandée à ce jour par la HAS comme outil d’aide à un sevrage du tabac, car son efficacité et son innocuité n’ont pas été suffisamment étudiées à ce jour. La prévention reste donc un élément clé, notamment chez les adolescents et les jeunes adultes. Les mesures principales sont l’interdiction de toute publicité du tabac, l’éviction du tabagisme passif, l’éducation et l’information ainsi que la poursuite de l’augmentation du prix de tous les produits du tabac.

 Et pour conclure si l’on considère qu’en moyenne un français fume 15 cigarettes par jour tous les jours, que le prix moyen d’un paquet de 20 cigarettes est de 8 euros 20, il dépense 6 euros 15 par jour soit 2 214 euros par an soit près de 2 mois de SMIC net