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Sportif © Getty

Mort subite du sportif

Diffusion du mercredi 15 mai 2019 Durée : 2min

De jeunes sportifs apparemment en pleine forme qui s'effondrent sur le terrain ou décèdent pendant leur sommeil c’est la mort subite du sportif.

Le phénomène touche environ 1.000 Français par an, sportifs professionnels ou amateurs. Une centaine a moins de 35 ans, principalement des hommes. La mort subite du sportif a été mise en lumière par des cas emblématiques comme le footballeur camerounais Marc-Vivien FOÉ, victime d'un malaise en plein match international à Lyon en 2003, et décédé peu après. Et dans notre région nous sommes très sensibilisés aux quelques cas de décès de jeunes rugbymen durant ou juste après un match.

Classiquement au-delà de 35 ans la cause est souvent assez bien connue et c’est souvent un infarctus du myocarde ; mais en dessous de cet âge il y a environ 1 cas sur 2 où on ne trouve pas de cause. Et ces sportifs professionnels de haut niveau qui sont très suivis médicalement ne sont pas à l’abri d’un tel accident dramatique, car l’affection, la maladie peut rester silencieuse des années et n'est pas toujours détectable lors des examens.

Pour y voir plus clair, des cardiologues du sport souhaitent qu'une autopsie et une analyse génétique post mortem soient systématiquement réalisés, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Or, cela permettrait d’avoir la cause de cette mort subite.

Alors on fait quoi Doc face à ce défaut d’organisation de l’évaluation de ces morts subites du sportif jeune ?

Face à ça, des médecins lancent un projet de registre français des morts subites de jeunes sportifs et ces travaux permettront aussi de prévenir des drames supplémentaires qui sont susceptibles de survenir dans la famille du jeune décédé, car, en l'absence de test génétique, les frères et sœurs n'ont aucun moyen de savoir s'ils portent eux aussi une épée de Damoclès au-dessus de leur tête.

Enfin des conseils de bon sens (pas de tabac dans les 2 h avant et après l’effort, pas de sport pendant 8 jours en cas de fièvre ou de syndrome grippal, arrêt immédiat de l’effort et consultation médicale en cas de signes inhabituels) devraient éviter une partie des décès car 40% des sportifs victimes de mort subite avaient présenté des symptômes dans les trois semaines précédentes