Replay du mardi 4 août 2020

Saga 40 - Paris sous l'occupation : André Dessary, vedette de l’opérette

André Dassary, l’interprète de « Maréchal nous voilà » est la vedette coqueluche des Françaises, très souvent programmé sur Radio Paris.

Des travailleurs français à l'écoute de Radio Paris en 1942
Des travailleurs français à l'écoute de Radio Paris en 1942 © Getty - Keystone-France / Contributeur

En 1943 à Paris, André Dassary joue son opérette à succès « L’Auberge qui chante » à l’ABC, le music-hall du Boulevard Poissonnière.

Quant à sa chanson « Maréchal nous voilà », elle vaudra après-guerre à André Dassary de vives critiques et une mise au ban pendant quelques années.

1943, la guerre n’en finit pas, les Parisiens souffrent toujours des restrictions alimentaires. Les cartes et les tickets de rationnement imposés par le régime de Vichy ne suffisent pas à nourrir les familles. Ils existent des solutions de fortune, élever des poules et des lapins dans les caves et sur les balcons des immeubles, les familles de la campagne envoient aussi des colis familiaux autorisés par le gouvernement. Les autorités de Vichy ont également imposées aux Parisiens, déjà très démunis, d’envoyer des vêtements et des vivres aux travailleurs forcés, en Allemagne. Le centre de réception se trouve au 8 de la rue Vivienne.

Pendant ce temps-là, sur Radio Paris, même si la propagande bat son plein, les éditorialistes collaborationnistes comme Philippe Henriot commencent à douter de la victoire du troisième Reich. Il n’y a que les nazis et leur idéologie de fou pour se convaincre de la victoire. 

1943, sur le fronton de l’Assemblée Nationale est inscrit en lettre géante « Deutschland Zikt an allen fronten » : l’Allemagne gagne sur tous les fronts.

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