Replay du jeudi 6 août 2020

Saga 40 - Paris sous l'occupation : Bombardement à Noisy Le Sec

Début 44, les Allemands fébriles sentent le vent tourner. La milice française, supplétif de la Gestapo, redouble d’effort pour bien se faire voir de la population de la capitale. Elle distribue du vin aux Parisiens, Radio Paris se charge de la propagande.

Bombardements à Noisy Le Sec
Bombardements à Noisy Le Sec © Getty - Keystone-France / Contributeur

18 Avril 1944, les speakers de la BBC, la radio de Londres, diffusent un message codé « Les haricots verts sont secs, je répète, les haricots verts sont secs ».  Ce message donne le top départ des bombardements par la Royal Air Force de la gare de triage de Noisy le Sec, à l’est de Paris, pour retarder le retrait des troupes allemandes.

Les aviateurs anglais lâchent leurs bombes imprécises à très haute altitude dont les deux tiers explosent dans la ville, il y aura 460 victimes et 2800 personnes perdront leurs maisons, logements et appartements. Le lendemain, le propagandiste Philippe Henriot sur Radio Paris rappelle que le véritable ennemi de la France n’est pas l’Allemagne nazi mais bel et bien l’Angleterre.

Philippe Henriot surnommé le "Goebbels français » n’a plus que deux mois à vivre, il sera abattu au Ministère de l’information, Rue de Solferino, le 28 juin 1944, par un groupe de résistant. 

Le lendemain dans tout Paris, on affiche sa figure et ce slogan : « il disait la vérité, ils l’ont tué ». La France de Vichy et de Maréchal Pétain lui rendent un dernier hommage lors d’obsèques nationales célébrées à Notre Dame.

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