Replay du mardi 28 juillet 2020

Saga 40 - Paris sous l'occupation : Distraction à Paris

Fin 42, les distractions se font rares

Sortie de métro, Paris, 1942
Sortie de métro, Paris, 1942 © Getty - ullstein bild Dtl

Cette année 1942, à Paris et dans le quartier de la Nation, les attractions de la Foire du Trône, après deux ans d’interruption sont de nouveaux en service. Lassés des restrictions de l’occupation, les Parisiens s’y pressent, histoire de se changer les idées. 

Le métro parisien est le moyen de transport le plus fiable, malgré les bombardements, la guerre n’empêche pas son extension, la ligne 5 jusqu’à Pantin et la 8 vers Charenton écoles. Mais l’électricité est rationné, le trafic est limité. Le régime de Vichy impose aux juifs de ne monter que dans la voiture de queue. Sur Radio Paris, une chanson publicitaire passe à longueur de journée, le métropolitain devient métro politesse.

Dans les cinémas parisiens en 1942 est projeté « l’enfer des Anges » avec la grande Fréhel. La gloire d’avant-guerre est comme un poisson dans l’eau dans ce film réaliste de Christian Jacques qui évoque la maltraitance des enfants dans un bidonville des fortifications de Paris.

En cette fin d’années 1942, Paris accueille le grand chef d’orchestre Herbert Von Karajan, de l’opéra national de Berlin. A plusieurs reprises, il dirige l’orchestre de la capitale allemande à l’opéra Garnier.

Malgré des frictions avec Hitler, l’engagement nazi de Karajan ne fait aucun doute. Il restera à la tête de la philharmonie de Berlin durant toute la guerre. Chef d’orchestre de génie, ultra autoritaire, il affirmait “L'art de diriger consiste à savoir abandonner la baguette pour ne pas gêner l'orchestre.”

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