Replay du mercredi 5 août 2020

Saga 40 - Paris sous l'occupation : Le Docteur Petiot

Le Docteur Petiot sera renommé le Docteur Satan par la presse.

Le docteur Petiot, lors de son procès
Le docteur Petiot, lors de son procès © Getty - Keystone-France / Contributeur

1944 : l’industrie du cinéma continue son bonhomme de chemin. Pour les Parisiens, les distractions sont rares, alors les salles de cinéma ne désemplissent pas, les spectateurs apprécient « le Bossu » de Jean Delannoy, « Le voyageur sans bagage » de Jean Anouilh avec Pierre Fresnay, "Les petites du quai aux fleurs » de Marc Allégret avec Odette Joyeux et « Le Malibran de Sacha Guitry » avec Jean Cocteau.  

Aux vicissitudes d’un Paris occupé s’ajoute un des faits divers les plus scabreux. Attiré par l’appât du gain, le docteur Marcel Petiot reçoit dans son cabinet de mort, rue Le Sueur dans le XVIe arrondissement, des patients fortunés.

Le Docteur Satan, surnom de la presse à scandale, leur fait miroiter un passage clandestin en Argentine. Les victimes apportent leurs valises remplies de vêtements mais surtout de l’argent liquide, de l’or et des bijoux. Pour voyager en Amérique du Sud, il faut être vacciné, le docteur Petiot remplace le vaccin par un poison mortel.  

Il est arrêté une première fois en 1944 et se fait passer pour un résistant « le capitaine Valéry » dans un réseau bidon « Fly Tox ». Il est de nouveau pris au métro Saint Mandé. Il est incarcéré en attendant son procès.

Après-guerre, le Docteur Petiot est guillotiné dans la cour de la prison de la santé du 14e arrondissement. Ses derniers mots seront pour son avocat, au socle de la guillotine, le docteur Satan déclare : "Ne regardez pas, ça ne va pas être beau". 

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