Replay du jeudi 27 août 2020

Saga 40 - Paris sous l'occupation : Les chansons sur Paris en 1945

Les Parisiens en 1945 ont un besoin viscéral de tourner la page de ces quatre années d’occupation allemande, les cabarets et les salles de spectacles sont remplis chaque soir.

Le Bal des 3 colonnes, Rue de Lappe, en 1931
Le Bal des 3 colonnes, Rue de Lappe, en 1931 © Getty - Print Collector / Contributeur

Edith Piaf triomphe à l’ABC, boulevard Poissonnière, avec une toute nouvelle chanson « La vie en rose » alors que Fernandel déclenche des torrents de rie à l’Alhambra en se moquant des tracas des Parisiens et de ces maudits tickets de rationnement.

Printemps 1945, la Seconde Guerre Mondiale n’est pas terminée, certains artistes comme Georges Ulmer célèbre les héros français de cette guerre et en tout premier le Général Leclerc.

1945, l’orchestre de Jacques Hellian interprète "Paris Tour Eiffel" écrit par Michel Emer, l’hymne des Parisiens, "Paris n's'rait pas Paris sans elle Avec sa pointe qui monte au ciel, Paris, mais c'est la Tour Eiffel". Et puis c’est sans doute la chanson la plus populaire d’après-guerre, également de Jacques Hellian et son orchestre, une chanson reprise partout dans les bals populaires de samedi soir, du moulin de la Galette à Montmartre aux guinguettes de la Marne, du dancing de la Coupole de Montparnasse aux bals mal famé de la rue de Lappe, cette fleur de Paris cachée pendant quatre ans à la vue des Allemands et qui éclos comme les sourires des Parisiennes et des Parisiens.

Un autre grand chanteur a fait chavirer les cœurs de Parisiens en 1945, Charles Trénet dans cette chanson : 

Le cœur de Paris, c'est une fleur, Une fleur d'amour si jolie que l'on garde dans son cœur, que l'on aime pour la vie.”

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