Replay du lundi 24 août 2020

Saga 40 - Paris sous l'occupation : Les grand procès de la libération

1945 à Paris, c’est un droit d’inventaire douloureux mais nécessaire qui s’organise, celui de juger et condamner les traîtres à la patrie.

Pierre Laval et ses avocats pendant le 3ème jour de son procès
Pierre Laval et ses avocats pendant le 3ème jour de son procès © Getty - Keystone-France / Contributeur

Les grands ordonnateurs du Palais de Justice de Paris s’appelle Paul Mongibeaux, président de la cour de cassation et André Mornet, un procureur général qui réclame et obtient des peines de mort à foison pour les anciens collabos.

On estime à 100 000 le nombre de collaborateurs en France, parmi eux, comme le dit le speaker des actualités cinématographiques, du gros gibier : Pierre Laval et le journaliste et écrivain Jean Hérold-Paquis qui, il y a seulement une petite année, sur Radio Paris, condamnait les résistants, les gaullistes et les Anglais.

Hérold-Paquis est jugé, après un procès expéditif, il est fusillé au fort de Châtillon en octobre 1945. D’après Louis Ferdinand Céline, planqué au Danemark pour échapper au même sort, Jean Hérold-Paquis allant au poteau d’exécution pleurait, dépité et dit « ils ont même pas fusillé Céline »

Autre star à être jugé à Paris, l’ancien chef de gouvernement Pierre Laval, accusé de haute trahison et complot contre la sûreté intérieure de l'État. Là aussi le procès est trop passionné pour une justice impartiale, un jury se lève  et menace le prévenu de « douze balles dans la peau ». Au terme de son procès, Pierre Laval est effectivement condamné à être fusillé.

Pierre Laval refuse que ses avocats demandent un recours en grâce. Après avoir tenté de s’empoisonner avec une capsule de cyanure éventée, il est exécuté le 15 octobre 1945 à la prison de Fresnes.

Dans ses "Mémoires de guerre", le Général de Gaulle écrira au sujet de Pierre Laval « Alors, toutes issues fermées, Pierre Laval se redressa, marcha d'un pas ferme au poteau et mourut courageusement. »

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