Replay du mercredi 24 mars 2021

Comment mène-t-on une nouvelle étude à la grotte du sorcier ?

- Mis à jour le

Romain Pigeaud est archéologue et préhistorien. Depuis 2010, il dirige, avec Florian Berrouet et Estelle Bougard, de nouvelles études sur la cavité et les gravures de la Grotte de Saint-Cirq, également appelée Grotte du Sorcier, aux Eyzies.

Bison en bas-relief
Bison en bas-relief - Photo Hervé Paitier

« La particularité de la grotte du sorcier, c'est qu'elle a été aménagée pour les touristes et que le sol a été abaissé » observe le préhistorien Romain Pigeaud. « Quand on étudie les gravures et les sculptures, ce qui est important, c'est de se mettre dans la position de l'artiste lorsqu'il les a réalisés pour mieux comprendre comment il a intégré ça à la paroi et quel angle de vue il avait. Aussi de voir au niveau de la technologie : est-ce que c'était plus facile à cet endroit de graver, d'inciser la roche ou pas ? Donc on a mis un échafaudage au début de la grotte, la partie des sculptures, et dans la partie plus profonde, on a reconstitué artificiellement le sol du paléolithique avec un plancher qui nous a permis, un peu comme Michel-Ange à la chapelle Sixtine, d'être couchés sous la paroi et donc de voir de très, très près les gravures. On est les premiers à avoir fait ça dans la cavité. »

Romain Pigeaud est également Président des éditions Tautem.

Mots clés: