Replay du jeudi 13 mai 2021

L’art rupestre et ses différences de styles

Environ 350 grottes ornées datant du Paléolithique supérieur sont connues en Europe, principalement en France et en Espagne. Et notre ancêtre préhistorique excellait dans divers styles de représentations. Chercheur au CNRS, Carole Fritz est une spécialiste de cet art rupestre.

Quand deux mégacéros se rencontrent, à la grotte Chauvet (Ardèche)
Quand deux mégacéros se rencontrent, à la grotte Chauvet (Ardèche) © Getty

« L'histoire du style et de l'analyse du style pour les dessins paléolithiques, c'est compliqué et ça a beaucoup changé depuis la découverte de la grotte Chauvet en 94 » explique Carole Fritz, Chercheur au Centre National de la Recherche Scientifique, et au laboratoire TRACES du CNRS de l’université Toulouse II. « Il s'avère qu'avant, on avait une méthode de travail qui avait été mise en place par un grand historien qui s'appelle André Leroi-Gourhan. Il a écrit un livre, en 1965, qui s'appelle "Préhistoire de l'art occidental", où il expliquait que les styles paléolithiques, c'était simple : on partait de l'Aurignacien, c'est-à-dire les premières périodes aux alentours de 36.000, avec des dessins un peu frustes, pour arriver jusqu'au Magdalénien, à la fin du paléolithique supérieur, où on avait des dessins très naturalistes, c'est à dire des dessins qui ressemblaient beaucoup à l'animal que l'on voyait dans la prairie. Or, la grotte Chauvet, à moins 36.000 ans, nous montre que cette évolution stylistique dans le temps n'existe pas. »

Carole Fritz est l’auteur d’un ouvrage de référence exhaustif sur l’art préhistorique : « L’art de la Préhistoire »

Mots clés: