Replay du mardi 23 mars 2021

Le sorcier et l'art paléolithique Périgourdin

- Mis à jour le

Les gravures de la grotte de Saint-Cirq, aux Eyzies, furent découvertes en 1952. Les explorations se poursuivirent l’année suivante avec l’abbé André Glory, qui exécuta plusieurs relevés.

Le « Sorcier »
Le « Sorcier » - Photo Hervé Paitier

En charge des études actuelles sur le site, le préhistorien Romain Pigeaud vous explique pourquoi cette grotte est également nommée « grotte du sorcier »…

« L'abbé Glory a surnommé ce personnage "le sorcier" parce qu'il avait cru identifier dans la main de ce personnage ce qu'il appelait "un sac aux esprits".  Il pensait que c'était la représentation d'une sorte de personnage mythologique qui aurait permis aux hommes préhistoriques de communiquer avec les esprits. C'était l'opinion de l'abbé Glory à l'époque, alors, on a conservé ce surnom. En science, on aime bien conserver les noms qu'on attribue, même si les noms ne correspondent pas tout à fait à la réalité. »

L’utilisation de la grotte au cours du Paléolithique supérieur…

« C'est une petite grotte d'une quinzaine de mètres de longueur. Ce qui fait son originalité, c'est qu'elle est partagée en deux ensembles. Le premier ensemble. C'est surtout des gravures profondes et même carrément du bas-relief, avec deux chevaux en train de courir et qui sont en train de marcher. Ce sont vraiment des gravures assez impressionnantes, de grande taille. Et dans la deuxième partie, nous avons une grande voûte. Nous avons toute une série de gravures, certaines un petit peu plus appuyées, mais beaucoup de gravures fines. C'est assez impressionnant que dans un si petit espace, on ait deux ensembles aussi distincts. »

Romain Pigeaud est également Président des éditions Tautem.

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