Replay du samedi 23 mai 2020

Réparer et faire avec ce que l'on a sous la main

Dès les premiers jours du confinement, le four de Marie Arnould est tombé en panne. Il a à peine 5 ans. Marie Arnould nous raconte la suite de l'histoire.

Un four qui tombe en panne est-il réparable ?
Un four qui tombe en panne est-il réparable ? © Getty

Dès que le four était en marche, il faisait sauter l’électricité de l’appartement. Ennuyeux ! 

Fini les gratins, fini les gâteaux ! 

J’ai dû être inventive, et j’ai expérimenté la pizza à la poêle. J’avais une pâte toute prête, que j’avais achetée avant que le four ne tombe en panne, et je ne voulais pas la jeter à la poubelle. J’ai donc fait ma pizza sur une grande crêpière, à feu doux, bien couvert, et ça a donné un excellent résultat ! Avec mon fiston de 10 ans, nous avons aussi expérimenté le crumble aux pommes à la poêle et ça a tout à fait marché aussi !

Réparer son four avec un tuto !

Mon mari a réussi à réparer le four. On n’osait pas faire intervenir un électricien et comme il avait du temps, il s’est plongé dans des tutoriels sur Internet, a démonté le four, et il a fini par comprendre d’où venait la panne. 

C’est une panne fréquente sur les fours électriques récents, et c’est pour ça que j’en parle, ça peut servir à nos auditeurs. Un classique de l’obsolescence programmée : la résistance du dessous fond, se déforme et, du coup, elle touche l’enveloppe extérieure métallique du four, ce qui provoque un court-circuit.

Une fois la panne identifiée, il ne restait plus qu’à commander la partie manquante, ce qui était possible sur Internet, et à la changer ! 

Résultat, notre four est réparé pour 25 €. 

Mon mari, qui n’est pas un bricoleur hors pair en temps normal, y a passé pas mal de temps, mais du temps, on en avait pendant le confinement ! 

Faire avec ce que l'on a sous la main

J’ai trouvé intéressant cette obligation qu’on a eue de faire avec ce qu’on avait sous la main. Ainsi, je voulais faire des semis mais n’avais pas de godets : je les ai faits dans des boîtes d’œufs, ça marche très bien ! 

Il ne me restait plus beaucoup de terreau pour ces semis : j’ai récupéré un peu de terre dans un jardin à côté de chez moi et je l’ai mélangée avec mon reste de terreau. Une graine, pour germer, n’a pas besoin d’un terreau riche pour germer. Ce n’est qu’au bout de 15 jours-3 semaines, quand elle a déjà bien grandi, qu’elle aura besoin d’un substrat vraiment nutritif.

Le confinement nous a permis d’expérimenter, de faire différemment, plus en autonomie, plus en économie… On a cuisiné les restes et les fanes – des boulettes de viande avec les restes du frigo avec du steack haché et beaucoup de persil, des épinards qu’on rallonge avec des fanes de radis –, on a semé dans des boîtes d’œufs, on a pris le temps de réparer des objets qu’on aurait peut-être bêtement rachetés alors qu’ils peuvent tout à fait fonctionner en changeant une pièce. Et ça, c’était vraiment positif !

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