Avec l'union bancaire le citoyen ne paiera plus pour les banquiers imprudents

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Émission 

L'union bancaire prend forme. Mardi 15 avril 2014, le Parlement européen a approuvé à une très large majorité trois nouveaux textes. Principal objectif affiché: éviter que les dettes des banques de la zone euro ne soient supportés par les contribuables. Par Téa Bazdarevic

Ne pas refaire les erreurs du passé, voilà l'idée. La crise financière de 2008, l'explosion des dettes publiques deux ans plus tard, avec comme conséquence un certain nombre de faillites bancaires, la banqueroute de la Grèce, du Portugal ou encore de l'Irlande, il faut empêcher cet effet domino et rendre les 28 pays membres moins vulnérables.                                              Protéger le contribuable Le premier texte adopté par le Parlement européen met les banques face à leur responsabilité en cas de faillite ou de crise généralisée. A partir du 1er janvier 2016, ce sont les créanciers et les actionnaires qui seront sollicités pour renflouer les banques et non plus l'argent public. Un exemple: si une nouvelle affaire Jérôme Kerviel se produit, ce sera à la Société générale de régler la facture. Les contribuables européens ne seront donc plus en première ligne pour porter secours aux banques en difficultés.La garantie des dépôts des épargants a également été renforcée. En cas de faillite de leur banque, les citoyens européens pourront récupérer les sommes qu'ils ont déposées, jusqu'à 100 000 euros. Et rapidement, dans un délai de sept jours.                                               Eviter les faillites des banques Les banques vont désormais devoir constituer leur propre fond de résolution des crises bancaires. Ce fond, qui doit atteindre 55 milliards d'euros d'ici 2020, sera géré par ce que l'on appelle le "mécanisme unique de résolution". Des représentants de la Banque centrale européenne seront chargés de repérer les banques en difficulté, d'enrayer leur surendettement et le recapitaliser avant une éventuelle faillite. Ils auront aussi le pouvoir de liquider les établissements qui menacent la stabilité du système.

Jusqu'à présent, c'étaient les Etats qui renflouaient les banques en difficulté, ce qui provoquait l'accroissement des dettes souveraines nationales.

Cette mesure s'ajoute à la supervision unique des banques de la zone euro, adoptée l'an dernier, première pièce du mécanisme de l'union bancaire.

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