Des voyages moins longs avec le ciel unique européen

avion à Roissy

Émission 

Des trajets en avion moins longs et donc moins chers et moins polluants: la Commission et le Parlement européens veulent réformer la gestion du trafic aérien. Le "ciel unique européen" doit bousculer les habitudes. Il va falloir coopérer. C'est un chantier vieux de dix ans. Qui a déjà suscité plusieurs mouvements de grève chez les contrôleurs aériens.

L'idée, c'est de fusionner les législations de chaque pays, sans baisser bien sûr le niveau de sécurité. Pour le moment, le contrôle du ciel est fragmenté, il est découpé en territoires nationaux. Bruxelles encourage donc la création de "blocs d'espace aérien fonctionnels", des "FAB", qui associent plusieurs pays. Ainsi la France coopère maintenant avec le Bénélux, l'Allemagne et la Suisse pour gérer plus de la moitié du trafic aérien européen. Réorganiser les routes aériennes permet de libérer de la place dans un espace saturé et de raccourcir les trajets. Or, réduire le temps de vol, c'est aussi baisser la facture de kérosène et diminuer l'empreinte carbone.     Harmoniser le contrôle aérien pour faire des économies Bruxelles espère réduire le coût de contrôle de chaque avion de 15 à 20%, sur cinq ans. Cette semaine, à Strasbourg, les députés ont insisté pour que la coopération internationale monte en puissance, rapidement.Le Parlement réclame même la fusion des différentes législations en un seul règlement.Les discussions entre Bruxelles et les états portent aussi sur des prestations annexes, les services d'appui, comme la météo. Il est question de briser les monopoles pour confier ce service à de nouveaux prestataires, là aussi pour faire des économies, voire améliorer les performances.            Le transport aérien change de visage Rationnaliser le transport aérien, réduire la facture énergétique, diminuer la pollution, ce ne sont pas les seuls bénéfices dont nous, citoyens, pouvons nous féliciter. Le mois dernier, le Parlement a aussi renforcé les droits des passagers. Les compagnies vont devoir indemniser leurs clients en cas d'annulation ou de retard pour "problème technique", la panne d'un avion n'est plus une "circonstance extraordinaire". La législation s'assouplit aussi en matière de bagage à main. Et les voyageurs pourront utiliser leur vol retour même s'ils n'ont pas profité de l'aller.

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