La mention "made in", un détail qui compte

Clone of Consommation (illustration)

Émission 

Il s'agit avant tout de protéger les consommateurs: les eurodéputés veulent imposer l'étiquette "made in" sur les articles vendus dans l'Union européenne. Et renforcer les sanctions à l'égard des entreprises qui vendent des produits dangereux. Le Parlement se prononce ce mardi 15 avril 2014.

Pour le moment, la mention "made in India" ou "made in China" est facultative, mais elle pourrait devenir obligatoire. Les fabricants européens pourront cependant opter pour une étiquette "made in UE", à la place du "made in France". Il est aussi question d'introduire un nouveau critère: "sécurité testée dans l'U.E.". Ce projet, cependant, ne fait pas l'unanimité: les pays scandinaves, le Royaume-Uni et l'Allemagne sont contre, tandis que la France et l'Italie soutiennent le "made in".Ces nouvelles dispositions, précisons-le, ne concerneront pas les aliments, ni les médicaments.Elles porteront par exemple sur les jouets ou l'électro-ménager, des produits qui peuvent réserver de mauvaises surprises. Rien que l'an dernier, près de 650 jouets et articles de puériculture ont été retirés du marché.

                                           Une liste noire des entreprises qui trichent

En tout, en 2013, plus de 2 300 objets potentiellement dangereux ont été signalés à la Commission européenne, grâce au système RAPEX. RAPEX, c'est une procédure d'alerte qui permet de s'assurer qu'un produit repéré dans un état ne sera pas distribué dans un autre pays de l'UE. Un système qui comporte des limites: dans un cas sur dix, il n'a pas été possible de remonter jusqu'au fabricant.Les députés réclament aussi des sanctions plus sévères à l'égard des entreprises qui produisent ou distribuent des produits qui ne sont pas conformes aux normes européennes. Ils veulent aussi une "liste noire" des sociétés malhonnêtes.                                                 Défendre les produits "made in France" Le consommateur, en effet, peut être tenté de soutenir l'industrie française et de faire jouer la préférence nationale. Pour une partie des consommateurs, acheter français, ou acheter européen, et pas bengali ou chinois, est un gage de patriotisme économique, voire un souci éthique.Mais ici, avant tout, l'indication de l'origine, dans l'esprit des parlementaires européens, est censée améliorer la traçabilité, c'est un filet de sécurité. La nouveauté réside peut-être plutôt dans le label "sécurité testée dans l'UE", qui garantira que l'article a été évalué par un organisme reconnu.

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