La pollution de l'air tue 40 000 personnes par an

embouteillage à Bruxelles

Émission 

La pollution aux particules a affecté ce week-end le nord-est de la France, une partie de la région centre et la région parisienne. Trois associations vont porter plainte plainte contre X à Paris pour "mise en danger de la vie d'autrui". Évidemment, la France n'est pas le seul pays concerné. Selon l'agence européenne pour l'environnement, dans l'UE, neuf citadins sur dix respirent des polluants dangereux pour la santé.

L'agence européenne pour l'environnement a publié en octobre une étude qui dénonce l'impact de la pollution de l'air sur notre santé. 90% des citadins sont exposés à des taux de pollution supérieurs aux normes de l'OMS, l'organisation mondiale de la santé, et donc dangereux. Asthme, cancers, maladies cardiovasculaires, la pollution a provoqué 40 000 décès prématurés en 2010 en Europe, c'est bien plus que les accidents de la route. Les experts chiffrent aussi le coût de ce fléau: 23 milliards d'euros par an, auxquels il faut ajouter 100 millions de journées de travail perdues. En cause, au premier chef, l'ozone et les particules fines.

L'air de mauvaise qualité dans les grandes villes d'Europe

Barcelone a connu cet hiver de longues journées de brume grise, chargée de dioxyde d'azote. En Grèce, le ministère de l'environnement a demandé aux habitants d'Athènes de renoncer à se chauffer au bois. Avec la hausse du prix du fuel, et la mauvaise passe que traverse la Grèce, dans les quartiers dotés de cheminées, les taux en particules ont doublé en décembre. Le gouvernement a fini par approvisionner gratuitement en électricité les ménages les plus modestes lors des pics de pollution.

              L'Europe plus tolérante que l'OMS

Et d'ailleurs, 8 pays dépassent les normes communautaires, malgré les directives bruxelloises, qui sont en effet moins sévères parfois que les préconisations de l'OMS. D'ici 2030, le programme "air pur pour l'Europe", dévoilé en décembre par la Commission, doit permettre à l'Europe d'économiser 40 milliards par an, des mesures chiffrées 3,4 milliards. Bruxelles veut aussi fixer des plafonds stricts pour les six principaux polluants, dans chaque pays, comme le dioxyde de soufre, l'ammoniac, le méthane ou le dioxyde d'azote. Et limiter les émissions générées par les transports et les modes de chauffage. Au-delà de notre santé, il faut aussi protéger les écosystèmes fragiles, c'est plus de la moitié de la Roumanie, les forêts et les zones classées "Natura 2000".

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