Ouverture des J.O. de Sotchi: des absents dans la tribune officielle

La cérémonie d'ouverture des JO de Sotchi est à vivre sur Francebleu.fr

Émission 

Le maire de Sotchi assure que les homosexuels sont les bienvenus dans sa ville s'ils "respectent la loi". L'homophobie ambiante en Russie a incité de nombreuses ONG à militer en faveur du boycott des Jeux olympiques. Et plusieurs chefs d'état européens ont boudé la cérémonie d'ouverture, ce vendredi.

François Hollande n'a pas fait le voyage, pas plus qu'Angela Merkel, qui n'a jamais assisté à aucune cérémonie des jeux depuis qu'elle est chancelière. Le président allemand, Joachim Gaucke, n'est pas présent non plus. David Cameron a invoqué, lui, des soucis d'emploi du temps. Mais le premier ministre britannique a soutenu l'appel au boycott lancé par l'acteur gay Stephen Fry.Plus originale, la position du ministre norvégien de la santé, Bent Hoie, qui devait assister à la cérémonie accompagné de son mari, Dag. Les autorités russes vont-elles considérer ce geste comme de la propagande préjudiciable aux mineurs? On peut imaginer que non.         Parmi les "présents", le roi des Pays-Bas

Willem-Alexander et son premier ministre, Mark Rutte, ont fait le déplacement. On pouvait s'attendre à ce que les représentants des Pays-Bas, premier état à avoir accepté le mariage gay, boycottent eux aussi ce rendez-vous sportif. Le ministre des sports suisse, lui, ne veut pas mélanger J.O. et politique. Pour le président letton, Andris Berzins, refuser l'invitation russe, c'était renouer avec le climat de la Guerre froide. Par contre, son homologue lituanienne Dalia Grybauskraité, dénonce les violations des droits de l'Homme et le comportement de Moscou envers ses voisins. pas question d'aller à Sotchi dans ses conditions.              Le C.I.O. et l'éthique Tout comme le choix du Qatar pour la Coupe du monde de foot en 2022, le choix du comité olympique a été largement critiqué. On se souvient des conditions de travail déplorables sur les chantiers, des soupçons de corruption qui pesaient sur les entreprises, et des dégâts causés à l'environnement dans cette région de la Mer Noire. Pour le ministre allemand en charge des sports, Thomas de Maizière, le C.I.O doit aussi prendre en compte des critères éthiques pour départager les villes candidates. Réponse de son compatriote, Thomas Bach, qui préside le CIO: pas question de régler les désaccords politiques "sur le dos des sportifs".

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