Une première visite pour Michel Sapin et Arnaud Montebourg

Émission 

A la veille du discours de politique général de Manuel Valls, Michel Sapin et Arnaud Montebourg ont rencontré leurs homologues allemands. Une première visite des ministres des finances et de l'économie, suite au remaniement de la semaine dernière, pour convaincre de la pertinence des choix budgétaires français.

Michel Sapin - Aucun(e)
Michel Sapin
Et contre toute attente les ministres ont été bien accueillis.La difficile question des finances françaises n'a pas été abordé entre le conservateur allemand Wolfgang Schäuble, et Michel Sapin. Le minsitre allemand a déclaré que l'Allemagne a besoin d'une France forte et que la France est sur un très bon chemin. Wolfgang Schäuble a parlé d'une "très bonne rencontre" avec Michel Sapin et s'est dit "convaincu" par ses explications. Sur le sujet de la discipline budgétaire, il a indiqué que la France était "consciente de ses responsabilités". Il ne faut pas tout réduire à la baisse des déficits a-t-il ajouté. Michel Sapin, a de son côté promis la poursuite de la remise en ordre des finances publiques. Le ministre français a dit chercher un équilibre entre le respect des engagements et une croissance économique supérieure. Il a reconnu qu'il s'attendait à des difficultés, faisant référence au dialogue qui s'annonce avec la Commission européenne, la gardienne des règles budgétaires. Juste avant son départ, Michel Sapin avait provoqué des remous en Allemagne Le ministre des finances annonçait vendredi son intention de "discuter" du "rythme" de la réduction des déficits français. Voyant que ça a provoqué de vives réactions en Allemagne, il a mis de l'eau dans son vin en précisant qu'il ne demandait pas de délais pour autant. Rappelons que le pacte de stabilité européen prévoit que la France ramène son déficit public sous la barre des 3% du Produit Intérieur Brut. L’année dernière, le déficit s'élevait encore à 4,3% du PIB. Et la France a déjà obtenu 2 délais pour y arriver.Cette première était le passage obligé pour tout locataire de Bercy. Ce qui est inédit cette fois-ci, c'est qu'ils sont deux ministres à se répartir l'économie et les finances.

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