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Brexit: 100 days after, toujours le flou sur le timing

Des supporters britanniques à la Ryder Cup 2016

Tous Européens du vendredi 30 septembre 2016

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100 jours après le référendum sur le Brexit, l'Europe est comme paralysée en attendant que le Royaume-Uni enclenche la procédure de sortie, et même les Britanniques commencent à douter de la stratégie de leurs dirigeants. Gouvernement et partis politiques sont divisés.

Brexit: 100 days after, toujours le flou sur le timing

Négocier le meilleur accord possible: c'est bien sûr la priorité pour le Royaume-Uni depuis que son peuple a décidé, le 23 juin, de quitter l'Europe. Mais, et l'Union ne manque pas de le rappeler, pour négocier il faudrait que la procédure de divorce soit enclenchée: pas avant fin 2016, début 2017. Londres aura ensuite deux ans pour régler les modalités de son départ, délai qui pourra être prolongé, à Bruxelles et Strasbourg on voudrait que la rupture soit consommée d'ici les élections européennes de juin 2019.

En attendant les choses se mettent malgré tout en place

Le Royaume-Uni qui a décemment renoncé à présider l'Union l'été prochain, sera remplacé par l'Estonie, le Commissaire européen Jonathan Hill a démissionné et vient d'être remplacé par Julian King, qui ne s'occupera plus des marchés financiers mais de la Sécurité, portefeuille nouvellement créé pour répondre aux menaces terroristes. Les négociateurs du Brexit ont été désignés des deux côtés de la Manche, le belge Guy Verhofstadt au Parlement européen et Michel Barnier à la Commission sont réputés ne pas être tendre avec les Britanniques. L'ancien Commissaire français était même qualifié par les eurosceptiques d'"homme le plus dangereux d'Europe et de bête noire de la City" pour avoir imposé la régulation financière.

Beaucoup d'enjeux cruciaux dans les négociations à venir

Brexit dur ou Brexit soft, c'est la question qui divise aussi bien les Britanniques que les Européens. Londres veut reprendre le contrôle de ses frontières mais conserver un accès au marché unique. Pas question sans maintien de la libre circulation répond l'Europe; Des relations comme avec la Suisse ou la Norvège ne l'intéressent pas officiellement, mais l'Italie ne veut pas d'exception britannique. L'Ecosse cherche à contourner le Brexit, partout des voix appellent à revoter, y compris sur le résultat des négociations. Et pendant ce temps la France comme ses partenaires déroulent le tapis rouge pour attirer les sociétés sur le départ. A priori peu intéressées par notre fiscalité jugée trop élevée.

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