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Galileo à la rescousse des marins perdus

Par le jeudi 15 décembre 2016
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deux satellites du réseau Galileo, vue d'artiste
deux satellites du réseau Galileo, vue d'artiste © Maxppp - P. Carril

C'est le "nec plus ultra" en matière de géolocalisation: le système européen de navigation par satellite Galileo se met au service du grand public dès ce jeudi 15 décembre 2016. Il va dialoguer avec nos smartphones et aider les services de secours à localiser les randonneurs en détresse.

Quand le projet Galileo, le système européen de navigation par satellite, a été lancé très officiellement par la Commission européenne en décembre 1999, il s'agissait de proposer une alternative au GPS américain. Depuis, la Russie a activé Glonass, fin 2011. Les Chinois proposent BeiDou depuis 2012. Les Japonais peaufinent Michibiki, qui pourrait être prêt dans deux ou trois ans.

Une précision inégalée

La version européenne détonne par sa précision, de l'ordre du mètre, voire du centimètre, pour certaines applications. Le GPS nous localise à une dizaine de mètres près. D'ailleurs, dans un premier temps, les deux systèmes, Galileo et GPS, pourront se combiner pour gagner en efficacité.

Dans l'immédiat, les citoyens européens ne remarqueront pas grand-chose. La géolocalisation fonctionnera avec la toute dernière génération de smartphones, équipée de la bonne ad hoc, compatible avec Galileo. Les tous nouveaux modèles de véhicules, avec dispositifs de navigation embarqués, bénéficieront de données plus précises, quelques soient les conditions météo, dans des secteurs jusqu'ici mal desservis, dans des zones de brouillage ou dans des avenues cachées par de grands immeubles.

Dix minutes pour repérer un navigateur au milieu de l'océan

La rapidité des secours devrait nettement s'améliorer. Un nouveau modèle de balise permettra aux sauveteurs de repérer en dix minutes à peine un navigateur perdu en mer ou un randonneur en difficulté. Au quotidien, Galileo améliorera le fonctionnement des boîtiers qui alertent les services de gériatrie en cas de chute ou des balises qui localisent nos clés ou notre voiture.

Galileo sera un auxiliaire de poids pour la protection civile, les douanes, la police. Les assureurs et les banquiers l'utiliseront pour dater précisément leurs opérations ou les synchroniser. Le système de géolocalisation sera pleinement opérationnel en 2020. Il s'appuie actuellement sur 18 satellites, 30 dans quatre ans. Galileo a déjà coûté 10 milliards d'euros.