Egalité : Les filles meilleures à l'école, mais moins confiantes que les garçons

Une classe d'école primaire (illustration)

Émission 

Ce 8 mars, c'est la Journée de la Femme, et les inégalités subsistent, notamment à l'école. Un rapport de l'OCDE publié jeudi dernier montre que si les filles ont de meilleurs résultats scolaires, elles manquent de confiance en elles. Par Magali Fichter

Ce rapport de l'OCDE se base sur des tests en compréhension de l'écrit, en mathématiques et en sciences. En moyenne, les filles ont obtenu de meilleures notes. En France par exemple, il y a environ 10% de filles "peu performantes", pour 15% de garçons. En Grèce, ou encore en Islande et en Suède, l'écart est encore plus grand. Cela s'explique par le fait que les garçons s'intéressent moins à l'école ; ils sont deux fois plus nombreux à penser que c'est une perte de temps, ils consacrent une heure de moins par semaine à leurs devoirs, ils décrochent plus vite... Et ils ont des centres d'intérêt différents : les filles lisent en moyenne plus de romans et jouent moins aux jeux vidéo.

Les filles gagneraient à jouer plus aux jeux vidéo

Cela dit, selon un analyste de l'OCDE, les filles auraient intérêt à jouer plus, tout en gardant bien sûr un usage modéré. Cela pourrait en fait les aider à prendre confiance en elle et à accepter les erreurs. L'étude montre en effet qu'elles croient moins en leurs capacités que les garçons, notamment en sciences et en mathématiques. Et elles ne s'autorisent pas à échouer, à essayer, à recommencer, ce qui est essentiel en sciences.

Moins d'une fille sur vingt envisage une carrière scientifique

Du coup, les filles sont très peu nombreuses à vouloir faire un métier dans le domaine des sciences. Elles sont moins de 5%, contre 20% chez les garçons. Ce manque d'enthousiasme est aussi lié aux préjugés entretenus par les parents . Par exemple, en Hongrie ou encore au Portugal, 50% d'entre eux attendent que leurs fils choisissent un métier dans le domaine des sciences, et seulement 20% espèrent la même chose pour leurs filles.Les enseignants favorisent globalement les filles, parce qu'elles se comportent mieux de façon générale, mais du coup, elles ne sont pas valorisées sur leurs capacités. Et plus tard, les employeurs ont tendance à préférer spontanément les garçons... Il y a donc encore des efforts à faire pour changer les mentalités. Le rapport le dit :

"Les aptitudes n'ont pas de sexe. Quand ils ont les mêmes opportunités, les hommes et les femmes ont les mêmes chances de réussir au plus haut niveau"

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