Elections locales: l'extrême-droite dans les starting-blocks partout en Europe

Manifestation de Pegida à Berlin, le 5 janvier 2015.

Émission 

Dans trois semaines, ce sont les départementales. Plusieurs sondages donnent le Front national grand vainqueur de ces élections. La France n'est d'ailleurs pas le seul endroit en Europe où des élections se préparent, et les mouvements d'extrême droite sont en ordre de bataille. Par Magali Fichter

Plusieurs manifestations ont été organisées ces derniers jours en Europe, avec plus ou moins de succès.La marche du mouvement islamophobe Pegida, par exemple, a fait un gros flop à Newcastle, au Royaume Uni, ce week-end. Ils n'étaient même pas 400 manifestants alors qu'ils étaient plusieurs dizaines de milliers juste après les attentats de Charlie Hebdo. En revanche, en Italie, une manifestation organisée par la Ligue du Nord a réuni des dizaines de milliers de personnes, sous le slogan "Oui à ceux qui travaillent, non aux parasites".Appliquer la recette du FN Le jeune leader de la Ligue du Nord, Mateo Salvini, est un grand fan de Marine Le Pen.  Du coup, il a décidé d'appliquer la recette du Front national :  Expliquer par exemple que le gouvernement "n'est que la marionnette" de Bruxelles ou demander que l'italie sorte de l'euro et arrête d'accueillir les migrants. Et c'est une stratégie payante puisque son parti ne cesse de grimper dans les sondages.Mais cela ne fonctionne pas partout. En Grande-Bretagne, UKIP, le parti eurosceptique  et anti-immigration, qui avait raflé 26% des voix aux élections européennes, ne devrait obtenir que très peu de sièges aux législatives. Et puis la gauche radicale se réapproprie le thème de la bataille contre l'austérité : les succès de Syriza en Grèce et Podemos en Espagne en témoignent. C'est autant de voix de moins pour l'extrême-droite. Cela dit, si on prend le cas de la France, le Front de Gauche, par exemple, est bien loin derrière le FN.

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