Les pays d'Europe cherchent des réponses face à l'islamisme radical

Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, lors de l'inauguration de la grande mosquée de Strasbourg, en septembre 2012.

Émission 

Le gouvernement français lance une réforme sur l'Islam, et veut mieux encadrer la formation des imams, pour contrer la montée du djihadisme. La France n'est pas le seul pays d'Europe à se demander quelle démarche adopter face à l'extrémisme religieux. Par Magali Fichter

La France veut encourager les cursus universitaires pour les imams. Manuel Valls veut même qu'ils soient "obligatoires" pour les aumôniers qui travaillent dans des organismes publics. Un de nos voisins, l'Autriche, a déjà franchi un pas de plus. Le Parlement a voté la semaine dernière une loi = qui interdit le financement des imams par l'étranger, et qui exige que les imams parlent allemand. Pour Sebastian Kurz, le ministre conservateur de l'Intégration, cette loi promeut un "islam à caractère européen".

L'Autriche veut servir d'exemple pour l'Europe

Sebastian Kurz assure avoir déjà été approché par l'Allemagne, la Suisse et la France. Et en effet, Manuel Valls veut prendre des mesures pour empêcher le financement de l'islam par l'étranger. En Autriche, où 200 candidats au djihad sont partis en Syrie, le texte est approuvé par la majorité de la population. Mais certains dénoncent une discrimination, car la mesure ne concerne pas les autres religions.

D'autres méthodes de déradicalisation

En ce qui concerne les jeunes qui partent en Syrie ou en Irak, là aussi, on lorgne sur nos voisins. Le Danemark, par exemple, est un pays pilote en ce qui concerne les programmes de déradicalisation. L'idée c'est d'accompagner ces jeunes, les aider, par exemple, à trouver un emploi ou un logement.  Cette méthode intéresse beaucoup la France. Le député Eric Ciotti s'est d'ailleurs rendu au Danemark il y a quelques jours, pour découvrir un centre de déradicalisation.

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