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Tous Européens - Anja Vogel

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Nouvelle démonstration de force des taxis européens à Bruxelles

Par le mercredi 16 septembre 2015
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En mai 2015, les taxis avaient déjà manifesté à Bruxelles.
En mai 2015, les taxis avaient déjà manifesté à Bruxelles.

Mercredi 16 septembre, les taxis sont venus de France, d'Espagne, du Portugal et d'Allemagne pour protester à Bruxelles contre la concurrence déloyale d'Uber. Ils réclament une nouvelle fois son arrêt. L'entreprise américaine qui pèse 50 milliards de dollars défie les taxis dans 58 pays en Europe.

Les taxis européens protestent une nouvelle fois contre la société de réservation de voiture avec chauffeurs, accusée de contourner la législation sur le travail et d'éluder les impôts. Et ils le font savoir en manifestant une nouvelle fois, mercredi 16 septembre, à Bruxelles, près du Parlement européen. Selon eux, Uber ne respecte pas non plus les règles de qualité et de sécurité. Notamment en ce qui concerne UberPOP, ce service qui permet a des particuliers de s'improviser chauffeur de taxi avec leur voiture de tous les jours. [L'application a été suspendue en France](http://Uber annonce qu), notamment après les manifestations et les violences provoquées par les chauffeurs de taxis fin juin. Mais elle est toujours en vigueur en Belgique ou au Portugal en dépit de décision de justice. A Bruxelles, Uber a même lancé cet été son service premium UberX.

L'entreprise californienne se défend d'être innovante et de favoriser une économie de partage. C'est en tout cas ce qu'elle a voulu prouver ce mardi devant les sages du Conseil Constitutionnel. Uber a invoqué le co-voiturage pour faire censurer un article de la Loi Thévenoud. Une ruse dénoncée par les avocats des taxis. En France, le Conseil Constitutionnel se prononcera le 23 septembre prochain. On saura alors si Uber lèvera ou non la suspension d'UberPOP. Par ailleurs, le directeur général d'Uber France et le directeur européen seront jugés en correctionnelle en France 30 septembre prochain. Ils sont accusés de pratique commerciale trompeuse et d'exercice illégal de la profession de taxi.

La Commission européenne se penche elle aussi sur l'ouverture du marché des taxis. Uber fait du lobbying afin de faire entrer son activité tout en entretenant la confusion avec le co-voiturage urbain. Pour le vice-président de la commission des transports au Parlement européen, Dominique Riquet, il faut garantir une concurrence loyale dans le secteur des taxis, des VTC et du co-voiturage. Il dénonce actuellement un vide juridique en Europe et la nécessité d'instaurer un cadre harmonisé qui ne doit pas freiner l'innovation.  

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