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Tous Européens - Anja Vogel

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Les patrons Français veulent investir en Grèce

Par et le jeudi 22 octobre 2015
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François Hollande est en visite officielle en Grèce jusqu'à vendredi pour afficher sa confiance à Alexis Tsipras. Trois mois après la crise de la dette, le président Français est arrivé accompagné de près de 70 chefs d'entreprises. Objectif: acquérir des biens en Grèce.

François Hollande est arrivé ce jeudi après-midi en Grèce. Il était accompagné de quatre ministres dont Michel Sapin, Najat Vallaud-Belkacem et Fleur Pellerin. La venue de François Hollande reste un message fort et positif pour le peuple grec. Il sera question de l'avancée des réformes promises par Athènes mais aussi des investissements étrangers. Le gouvernement Tsipras s'est engagé à privatiser à grande échelle: 50 milliards d'euros, dont 3,6 milliards rien que pour 2016. Ports, plages, autoroutes, aéroports: tout est à vendre pour renflouer les caisses du pays. Actuellement, la France est le 4ème investisseur étranger, derrière l'Allemagne, le Luxembourg et les Pays-Bas. Une centaine de filiales d'entreprises françaises y emploient 12 000 personnes. Soit un chiffre d'affaire cumulé de 3,1 milliards d'euros.

Aucun contrat ne devrait être signé dans l'immédiat mais beaucoup de patrons français veulent profiter de la vague de privatisation

Depuis le début de la crise grecque, de nombreuses banques françaises sont parties mais aussi des entreprises comme Carrefour et la Fnac. Aujourd'hui les grands patrons veulent revenir. Alstom, Vinci, Thales, Suez, Total, EDF, Véolia ou encore les laboratoires Pierre Fabre espèrent eux aussi leur part du gâteau. Alstom par exemple serait intéressé par la compagnie chargée de la maintenance du réseau ferré grec, dont 100% des actifs sont à vendre. Une part du capital des services d'eau d’Athènes serait aussi à acheter. Tout comme le service des télécoms grecs pour l'instant détenu à 40% par Deutsche Telekom. Parmi les autres biens à privatiser on retrouve aussi des complexes hôteliers, des golfs et d'autres domaines touristiques. Plusieurs infrastructures construites en 2004 pour les JO sont elles aussi bradées.

La France est déjà devancée par la Chine et le Qatar

Depuis 2008, de nombreux États ont déjà commencé a faire leur marché en Grèce. La Chine par exemple, a investi dans les infrastructures portuaires. L'armateur géant Cosco pourrait devenir l'actionnaire majoritaire du Port de Pirée. L'Allemand Fraport a obtenu cet été la gestion pour 50 ans de14 aéroports régionaux. Des aéroports situés dans des villes très touristiques comme Thessalonique ou encore sur les îles de Corfou ou Santorin. Le tout pour un montant d'un milliard d'euros. La Russie, elle a signé un accord pour la prolongation d'un gazoduc sur le territoire grec. Le Qatar, quant à lui aurait racheté des banques, des complexes hôteliers et des îles.