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Tous Européens - Anja Vogel

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Rouler moins pour respirer mieux, 200 villes d'Europe limitent le trafic routier

Par le lundi 16 janvier 2017
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Le éage imposé pour circuler dans Londres ne suffit plus à juguler la pollution des moteurs diesel
Le éage imposé pour circuler dans Londres ne suffit plus à juguler la pollution des moteurs diesel © Maxppp - Vickie Flores

Depuis ce lundi, à Paris, tous les véhicules sont censés arborer sur leur pare-brise une vignette "anti-pollution", le macaron "Crit'air". D'autres grandes villes d'Europe ont déjà mis en en place des dispositifs de ce type.

Pour améliorer la qualité de l'air, Paris est devenue une "zone à circulation restreinte", la première de France. Depuis ce lundi, tous les véhicules sont censés arborer sur leur pare-brise leur vignette "Crit'air". Ce macaron de couleur indique le niveau de pollution générée par les voitures, les motos ou les poids lourds. Au rythme des pics d'ozone et des alertes météo, Grenoble et Lyon barrent, elles aussi, leurs artères aux véhicules les plus polluants, tout comme plus de 200 villes, déjà, en Europe.

A chaque ville sa méthode

Depuis 2010, seuls les véhicules à vignette verte peuvent circuler dans le centre de Berlin, devenu "zone écologique". Les macarons verts, rouges ou jaunes, c'est un système que l'on retrouve dans de nombreuses grandes villes d'Allemagne, comme Stuttgart, Cologne ou Munich. Les voitures et les camions sans vignette verte contournent les secteurs urbains protégés et se garent à l'extérieur.

La circulation alternée, abandonnée à Paris, existe à Athènes depuis 35 ans. Elle est aussi pratiquée à Rome, en cas de pic de pollution. A Rome, où il existe également, comme à Naples, à Milan ou à Turin, des zones urbaines partiellement interdites aux véhicules à moteur. On trouve aussi des "éco-zones" en Suède, à Stockholm ou à Malmö. Idem aux Pays-Bas. Les véhicules trop polluants sont bannis de Copenhague, au Danemark. A Lisbonne, seuls les résidents ont le droit d'utiliser des véhicules anciens dans le centre historique. Oslo et Madrid pourraient interdire bientôt tout leur centre-ville aux voitures.

payer pour polluer

Et puis il y a l'option "péage", comme à Oslo ou Londres. L'accès à la capitale britannique coûte une douzaine d'euros. Son maire pourrait durcir ces mesures, qui s'avèrent insuffisantes: début janvier, à cause, notamment, des moteurs diesels, Londres a largement dépassé les seuils de dioxydes d'azote qui lui sont impartis par la loi.

La pollution atmosphérique, partout, est un vrai défi pour les pouvoirs publics. Neuf citoyens sur dix respirent un air pollué, et 500.000 Européens meurent chaque année prématurément à cause de la piètre qualité de l'air.