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Migrants: l'UE met les Etats face à leurs responsabilités

Les 2 500 migrants dont 200 enfants vivent dans la boue

Tous Européens du lundi 25 janvier 2016

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Alors que la tension reste vive à Calais et Grande-Synthe, où des milliers de personnes attendent dans des bidonvilles dans l'espoir de rejoindre la Grande-Bretagne, l'Europe tente désespérément de régler la crise, ne serait-ce que pour sauver Schengen. Et met la pression sur la Grèce et la Turquie.

Migrants: l'UE met les Etats face à leurs responsabilités

"Tous les outils sont sur la table, aux Etats membres de les appliquer", ne cessent de rappeler la Commission et la nouvelle présidence néerlandaise qui a réuni les 28 ministres de l'intérieur à Amsterdam en ce début de semaine pour les mettre face à leurs responsabilités. L'Union se donne jusqu'en mars pour voir si elle réussit à maitriser la crise migratoire, faute de quoi Schengen pourrait s'effondrer, prévient Bruxelles, et si l'espace de libre-circulation disparaît, c'est la monnaie unique l'euro, qui serait rapidement menacé. Cet argument touchera peut-être davantage nos dirigeants.

Réduire le flux de migrants est devenu une obsession, pas pour sauver des vies, pour sauver l'Union

Et pour cela les ministres mettent une nouvelle fois la pression sur la Grèce, fermement invitée à faire plus pour contrôler l'arrivée des migrants. L'Autriche veut même l'exclure de l'espace Schengen. Ce serait possible, mais ce n'est pas à l'ordre du jour. Athènes se voit reprocher de ne pas mettre en place assez vite les centres d'enregistrement et de tri des migrants, les fameux hot spots: sur les 5 prévus, un seul est opérationnel. Les autres sont installés sur les îles italiennes. Mais la Grèce réfute les accusations et parle de mensonge: Nous sollicitons l'aide de Frontex, nous voulons plus de garde-côtes, ce sont les autres pays qui tardent à nous les envoyer. Si le Maroc ou le Pakistan refusent d'accueillir les migrants renvoyés, ce n'est pas de notre responsabilité. Quant aux autres, nous ne pouvons pas les noyer. Nous devons leur porter secours.

Les Européens veulent s'appuyer davantage sur la Turquie pour qu'elle retienne les migrants

3 commissaires dont la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini se sont rendus à Ankara où ils ont promis de verser bientôt 3 milliards d'euros à la Turquie en échange de son engagement à mieux contrôler ls frontières et à lutter contre les passeurs. La Turquie qui accueille déjà 2,2 millions réfugiés syriens et qui a dépensé 10 milliards de dollars pour leur accueil, critique la lenteur des Européens. Qui n'hésitent pas à rétablir les contrôles aux frontières. Mais n'ont relocalisé que 300 migrants sur les 160.000 promis. 

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