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Brexit: laisser du temps pour négocier mieux

Par le lundi 5 septembre 2016
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pro et anti-Brexit manifestent devant Westminster
pro et anti-Brexit manifestent devant Westminster © Maxppp - Maxppp

Après un été de flou et de petites phrases, les choses commencent à se préciser pour le Brexit, au coeur de la rentrée du parlement britannique à Londres, comme de la clôture du G20 en Chine, où même François Hollande a dit accepter désormais de laisser du temps au gouvernement.

Plus de deux mois après le référendum, les députés britanniques ont repris leurs travaux, aussi divisés que les citoyens, pendant que les partisans du Brexit manifestaient pour refuser tout rétropédalage et presser le gouvernement d'agir, une pétition en ligne a recueilli 4 millions de signatures pour exiger une nouvelle consultation. "Brexit signifie Brexit", a répété tout l'été la Première ministre Theresa May. Mais sans préciser les modalités, ni la date à laquelle sera déclenché le fameux article 50 du traité de Lisbonne lançant les négociations de sortie: "pas avant la fin de l'année".

Et cette date semble convenir aujourd'hui y compris aux dirigeants les plus pressés

Comme François Hollande qui au lendemain du 23 juin demandait une clarification rapide, et qui estime aujourd'hui nécessaire de laisser du temps aux Britanniques pour se préparer à l'ouverture de la négociation, la fin de l'année est le délai raisonnable". Le Royaume-Uni aura alors deux ans pour négocier les modalités de son départ et quitter l'Union. Pour l'instant l'économie résiste bien mais Tout report aurait des conséquences dommageables, ont souligné en Chine les dirigeants du G20; le Japon alerte sur un possible départ des banques nipponnes de la City. Les enjeux sont considérables, les négociations seront d'autant plus délicates.

L'un des sujets les plus sensibles étant l'immigration: la fin de la libre-circulation

Car c'est ce que qu'ont demandé les électeurs, assure la première ministre. Le gouvernement veut un système qui lui permettra d'avoir un contrôle effectif des entrées. Mais là encore c'est le flou concernant les modalités. Theresa May ne veut pas du système à points à l'australienne, préconisé par les pro-Brexit, mais qui peut selon elle être contourné. De toutes façons pour l'Union la libre circulation est une condition sine qua non à l'accès à son marché unique.

Londres veut un accord spécifique, un Brexit sur mesure, c'est une première. Et puis il n'y a pas que l'Europe. Au G20 Theresa May a présenté les futures opportunités commerciales. l'Inde, le Mexique, la Corée du Sud et Singapour sont déjà interessés.

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