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CETA : La Wallonie en Belgique réclame du temps pour valider l'accord

L'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (CETA) est dans l'impasse à cause du rejet de la Wallonie, pourtant l'Europe et le Canada y croient encore.

Tous Européens du mardi 25 octobre 2016

Par et

Le CETA, accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, s'embourbe à cause du rejet de la Wallonie, pourtant l'Europe et le Canada y croient encore. Alors que la région belge paralyse les négociations, un sommet pour finaliser la signature est toujours prévu ce jeudi 27 octobre.

CETA : La Wallonie en Belgique réclame du temps pour valider l'accord

Signera, signera pas ?

L'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (CETA) est dans l'impasse à cause du rejet de la Wallonie, pourtant l'Europe et le Canada y croient encore. La région belge, peuplée de francophones et de germanophones, paralyse les négociations, alors qu'un sommet pour finaliser la signature du traité est prévu ce jeudi 27 octobre.

A première vue, ça sent plutôt le sapin pour le CETA.

L'Union européenne a besoin de l'aval unanime de ses 28 Etats membres pour valider l'accord avec le Canada, mis sur pied après sept ans de négociations. Or, le Premier ministre belge Charles Michel l'assure : son pays n'est pas en mesure de signer ce traité, qui entend abolir les droits de douane entre notre continent et le Canada... En tout cas, une solution-miracle ne sera pas dégainée d'ici à jeudi... Alors que le traité concerne 500 millions d'Européens, c'est la résistance de 4,5 millions de Wallons qui l'emporte dans ce premier round.

Pour autant, le sommet de jeudi n'a pas été annulé.

Outre-Atlantique, on reste optimiste ou en tout cas, on donne le change. Le Premier ministre Justin Trudeau invite les 27 à continuer de préparer la séance de travail... Sa ministre du Commerce international, Chrystia Freeland, en rajoute une couche : "J'ai espoir", dit-elle, "La balle est maintenant dans le camp de l'Europe". Sur le vieux continent, même son de cloche pour le président du Conseil européen Donald Tusk : tout est encore possible ! C'est aussi ce que pense Martin Schulz. Toutefois, le président du Parlement européen appelle à reporter le sommet : une solution cette semaine, ça lui semble compliqué...

Finalement, c'est surtout une question de temps.

C'est un peu ce que laisse entendre Paul Magnette, chef du gouvernement wallon devenu le leader de la contestation : "Il est évident que dans les circonstances actuelles, on peut pas donner un oui aujourd'hui." A bon entendeur, salut : pour éviter le naufrage, l'Europe serait prête à accorder un délai supplémentaire à la Belgique. Côté Wallon, on profiterait de ce temps additionnel pour constituer une "base juridique" béton à ce traité, histoire de désamorcer les points sensibles, notamment cette clause qui autoriserait les multinationales à porter plainte contre leurs pays d'accueil, si les gouvernements locaux en venaient à adopter une politique publique contraire à leurs intérêts.

Paul Magnette a lancé un avertissement ce mardi : "On ne peut pas nous forcer à céder sous la pression."

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